Editorial d’UN Special revu par la sécurité
Texte ci-contre reproduit
avec l’autorisation de
l’Assemblée de secteur
de la section de la sécurité et
de la sûreté
“Samedi 23 octobre 2025,
L’ONU n’existe plus, le projet
de réforme et de sécurité renforcée,
initié 20 ans plus tôt a
fait long feu. Des querelles
intestines, des lourdeurs administratives,
des pressions antisécuritaires,
des dysfonctionnements
répétitifs, ont empêché la
réforme de l’ONU et sa
corollaire: la restructuration
de la sécurité.
Toutes les antennes qui
n’étaient pas suffisamment
protégées, ont été
la cible d’attentats. Les
lâches ont profité de
cette faille pour exécuter
leur basse besogne
et utiliser la
couverture médiatique
pour revendiquer
et souligner
leurs actions. Le
postulat éculé du
membre des Nations
Unies qui n’a rien à
craindre et qui avait été
pourtant violemment
mis à mal à Bagdad, a
volé en éclats.
Face à des risques
toujours plus grands,
devant l’impossibilité
pour un service de sécurité
d’assurer la sauvegarde
de ses fonctionnaires,
la décision
du Secrétaire
général, appuyée par
les Etats membres, a
finalement abouti à
une dissolution pure
et simple de l’ONU.
Cette prestigieuse
organisation sera
bientôt remplacée par un collège de
représentants, réduit à sa plus simple
expression. Chaque membre désigné par
son pays, sera chargé de constituer un
groupe de travail sur un forum internet.
Les intervenants tels que les ONG
auront un droit d’accès calculé automatiquement
par le logiciel UN-Clone, au
prorata de leur représentativité. les réunions de
naguère deviendront virtuelles, les actions futures
le seront-elles? Le Palais des Nations, à défaut
d’être devenu une forteresse vide est un musée
bibliothèque. Seuls rescapés, les paons. Générations
après générations, ils se pavanent en dodelinant
du bec comme pour montrer aux humains
l’inutilité de leurs querelles”.
Un récit d’anticipation ou un conte futuriste qu’aurait pu analyser Bruno Bettelheim, dans son livre «Psychanalyse des contes de fée»?
En tant que membres de la Section de la sécurité et de la sûreté, nous souhaitons réagir, à notre manière, à l’éditorial d’UN special. La légitimité de la sécurité est à nouveau mise en cause, comme cela a déjà été le cas dans la rubrique «Roses et Cactus» (638 /mars 2005, 626 / février 2004, 620-621 / août et sept. 2003). Devons-nous être montrés du doigt de manière répétitive et récurrente par un magazine de l’ONU? Nous sommes des membres du personnel. Dans le même ordre d’idée, la virulence de l’attaque contre nos collègues de la division des conférences semble injustifiée. Ces derniers sont, en effet, les meilleurs non seulement à Genève, mais dans le monde. As members of the security and safety Section we wish to react to the UN special editorial. Again security is attacked, as it has been done in «Roses & Cactus» (638/ March 2005, 626 / February ‘04, 620-621/ Aug. and Sept. 2003). I do not think that we should be attacked in this matter constantly by a UN magazine, as we are also staff members. I would also like to state, that I also do not see the need to attack our conference service colleagues, who are the best not only in Geneva, but the world.
NDLR: Il n’a jamais été dans les intentions d’UN Special d’attaquer qui que ce soit. Ce que UNS se permet de critiquer, ce sont les activités et décisions de certains services:
Rose
Un bouquet de roses à notre Service des technologies de l’information et de la communication pour l’introduction du nouveau système AntiSpam qui nous fait gagner un temps précieux chaque matin en débarrassant notre boîte aux lettres électronique de tous les messages polluants qui l’encombraient.
C’est un plaisir de trouver place (presque) nette tous les jours.
Égalité
Incroyable mais vrai! Dans mon écrit du mois de septembre,j’imaginais qu’en 2025, les mesures de sécurité autour du Palais des Nations seraient telles que plus personne ne pourrait y entrer. Quelques jours plus tard, le chef de la sécurité de New York a dû trouver l’idée intéressante puisque pour le sommet qui a réuni plus de 100 chefs d’État à New York, les fonctionnaires ont été priés de rester chez eux. Mais là ne s’arrête pas l’humour de la situation car cette mesure ne s’appliquait pas uniquement aux fonctionnaires qui se trouvent dans l’immeuble qui recevait ses dignes délégués mais à tous les fonctionnaires des Nations unies de New York quel que soit l’endroit où ils travaillent. Interrogé à ce sujet, le chef de la sécurité a dit que la mesure s’appliquait à tous dans un esprit «d’égalité». La question qui vient immédiatement à l’esprit est de savoir pourquoi l’égalité s’arrête à New York et ne s’étend pas à tout le système. Ainsi, à chaque fois que les Nations Unies auraient une conférence importante, tous ses fonctionnaires resteraient à la maison. L’absurdité serait ainsi le total et l’égalité aussi.