Le Bureau exécutif est très préoccupé par les
dysfonctionnements actuels au sein du
Conseil de coordination et le personnel mérite
d’être informé de la situation afin d’éviter la prolifération
de rumeurs infondées. Pour la première
fois de son histoire, le Bureau a dû adresser
aux membres du Conseil de coordination un
message formel leur rappelant leur devoir de
réserve suite à la dégradation constante des rapports
humains internes. Une situation inédite.
Pour mémoire, les élections des 15 et 16
mars 2005 avaient désigné un Conseil de
coordination composé de 15 membres «Alliance», 4 membres «New Wood», 3 membres «Renouveau» et 3 membres «Force
Intersyndicale». Le programme de travail,
soutenu par la grande majorité des membres
du Conseil, aurait donc dû permettre de
mener à bien le travail en toute sérénité, dans
un esprit consensuel.
Car la tâche est énorme cette année, les
forces vives de l’Organisation sont attaquées
de toutes parts, que ce soit de l’intérieur par
une Administration de plus en plus arrogante
et méprisante des droits du personnel, ou de
l’extérieur par les décisions drastiques d’une
Assemblée générale sous influence. L’avenir
est sombre, les représentants du personnel ne
sont plus considérés comme des partenaires
dans les négociations, ils sont régulièrement
mis devant le fait accompli et les droits du
personnel sont ignorés, voire bafoués.
Dans un tel climat de morosité, le personnel
serait en droit d’attendre de ses
représentants un front uni pour tenter de
sauver la face et de limiter au maximum
les dégâts. Et bien non. A quoi assistonsnous
au sein du Conseil? A de continuelles
querelles intestines, à de basses
attaques personnelles, à la diffusion de
pamphlets diffamatoires traînant dans la
boue les noms de collègues honnêtes et
courageux et les accusant des pires bassesses,
sans jamais apporter le moindre élément de preuve à l’appui de ces propos
dignes de la presse de caniveau. A des
règlements de compte par e-mail interposés,
tel ce collègue nouvellement élu qui a
osé émettre l’idée de revoir le Règlement
intérieur du Conseil par souci d’efficacité.
Notre novice s’est vu aussitôt gratifié d’un
message hargneux de deux pages, et renvoyé
à la lecture d’un traité intitulé «Fascisme,
nazisme, autoritarisme» (sic) par
un membre justifiant son attitude en ces
termes: «Nous avons une totale liberté de
pensée et de parole, en tant que représentant-e-s élus du personnel» (sic).
Non, Messieurs les censeurs frustrés
d’une minorité pourtant démocratiquement élue, vous n’avez PAS cette totale
liberté. Avant de vous prévaloir sans cesse
de droits, pensez plutôt à vos devoirs, et
en particulier à votre devoir de décence et
de respect pour ceux qui vous ont élus.
En tant que membres d’un Conseil de «COORDINATION», votre liberté de pensée,
de parole et d’écriture s’arrête où commence celle des autres. Les attaques
personnelles demeureront toujours l’arme
des faibles. Il est inconcevable qu’une poignée
de membres détourne tous les
moyens démocratiques à sa disposition
pour entraver le travail commun. Il est
inadmissible que le comportement de certains
empêche systématiquement un débat
serein et constructif, au nom de cette soitdisant «totale liberté de pensée et de
parole». Il est irresponsable de faire passer
l’intérêt de sa « liste » avant l’intérêt
général du Conseil, sauf à jouer le jeu de
l’Administration («diviser pour mieux
régner»), car de telles attitudes ne font
que discréditer la représentation
du personnel dans son ensemble.
Même l’élection de la Commission
socioculturelle, organe apolitique
s’il en est, n’aboutit pas en
raison de la position radicale de
certains et du désintérêt total des
autres pour toute question touchant
la culture et le bien-être du
personnel. Lorsque le Conseil
parvient à un point de l’ordre du
jour traitant de telles questions
ou nécessitant un rapport sur une
mission accomplie de longue
date, mais toujours repoussé, nos
collègues quittent la salle sous le
moindre prétexte avec des airs
courroucés, rompant généralement
un quorum fragile ou laissant à la «majorité» (comme ils
disent) le soin d’accomplir le travail.
Résultat: le travail est fait
en conséquence… mais pour être
immédiatement contesté à coups
de pamphlets mensongers ou de
recours non fondés à la Commission
d’arbitrage, alors qu’il est
bien connu que les absents ont
toujours tort.
Pour clore sur une note optimiste,
j’aimerais cependant
rendre hommage au travail
acharné du Bureau exécutif et à
celui d’une majorité des membres
du Conseil grâce auxquels les
intérêts du personnel de l’ONUG
continuent à être défendus dans
nos organes paritaires, dans les
groupes de travail du Conseil, les
assemblées de secteur, etc. Nous
sommes également présents dans
les principaux forums de négociation
et d’échange d’idées (CFPI,
SMCC, BIT où se tient actuellement
un important Symposium intersyndical
du Système commun, Londres où a eu
lieu un important Atelier sur la nouvelle
méthodologie qui sera appliquée en 2007
pour la prochaine enquête salariale des
Services généraux, etc.) Ainsi, les clubs
continuent également à fonctionner, le
projet de crèche avance, vos enfants
auront leur fête en décembre et le personnel
pourra fêter dignement le 60ème anniversaire
de notre Organisation (voir programme
du 28 octobre dans ce même
numéro).
Conseil de coordination
Le coup de gueule de la Présidente
«Il y a des gens qui parlent, qui parlent
… jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé quelque chose à dire»
Sacha Guitry.