UN Special N° 644 Octobre · October 2005 

Personnel
Palais des Nations

Conseil de coordination

Le coup de gueule de la Présidente

«Il y a des gens qui parlent, qui parlent
… jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé quelque chose à dire»
Sacha Guitry.

Le Bureau exécutif est très préoccupé par les dysfonctionnements actuels au sein du Conseil de coordination et le personnel mérite d’être informé de la situation afin d’éviter la prolifération de rumeurs infondées. Pour la première fois de son histoire, le Bureau a dû adresser aux membres du Conseil de coordination un message formel leur rappelant leur devoir de réserve suite à la dégradation constante des rapports humains internes. Une situation inédite. Pour mémoire, les élections des 15 et 16 mars 2005 avaient désigné un Conseil de coordination composé de 15 membres «Alliance», 4 membres «New Wood», 3 membres «Renouveau» et 3 membres «Force Intersyndicale». Le programme de travail, soutenu par la grande majorité des membres du Conseil, aurait donc dû permettre de mener à bien le travail en toute sérénité, dans un esprit consensuel.
Car la tâche est énorme cette année, les forces vives de l’Organisation sont attaquées de toutes parts, que ce soit de l’intérieur par une Administration de plus en plus arrogante et méprisante des droits du personnel, ou de l’extérieur par les décisions drastiques d’une Assemblée générale sous influence. L’avenir est sombre, les représentants du personnel ne sont plus considérés comme des partenaires dans les négociations, ils sont régulièrement mis devant le fait accompli et les droits du personnel sont ignorés, voire bafoués. Dans un tel climat de morosité, le personnel serait en droit d’attendre de ses représentants un front uni pour tenter de sauver la face et de limiter au maximum les dégâts. Et bien non. A quoi assistonsnous au sein du Conseil? A de continuelles querelles intestines, à de basses attaques personnelles, à la diffusion de pamphlets diffamatoires traînant dans la boue les noms de collègues honnêtes et courageux et les accusant des pires bassesses, sans jamais apporter le moindre élément de preuve à l’appui de ces propos dignes de la presse de caniveau. A des règlements de compte par e-mail interposés, tel ce collègue nouvellement élu qui a osé émettre l’idée de revoir le Règlement intérieur du Conseil par souci d’efficacité. Notre novice s’est vu aussitôt gratifié d’un message hargneux de deux pages, et renvoyé à la lecture d’un traité intitulé «Fascisme, nazisme, autoritarisme» (sic) par un membre justifiant son attitude en ces termes: «Nous avons une totale liberté de pensée et de parole, en tant que représentant-e-s élus du personnel» (sic).
Non, Messieurs les censeurs frustrés d’une minorité pourtant démocratiquement élue, vous n’avez PAS cette totale liberté. Avant de vous prévaloir sans cesse de droits, pensez plutôt à vos devoirs, et en particulier à votre devoir de décence et de respect pour ceux qui vous ont élus. En tant que membres d’un Conseil de «COORDINATION», votre liberté de pensée, de parole et d’écriture s’arrête où commence celle des autres. Les attaques personnelles demeureront toujours l’arme des faibles. Il est inconcevable qu’une poignée
de membres détourne tous les moyens démocratiques à sa disposition pour entraver le travail commun. Il est inadmissible que le comportement de certains empêche systématiquement un débat serein et constructif, au nom de cette soitdisant «totale liberté de pensée et de parole». Il est irresponsable de faire passer l’intérêt de sa « liste » avant l’intérêt général du Conseil, sauf à jouer le jeu de l’Administration («diviser pour mieux régner»), car de telles attitudes ne font que discréditer la représentation du personnel dans son ensemble.
Palais des Nations Même l’élection de la Commission socioculturelle, organe apolitique s’il en est, n’aboutit pas en raison de la position radicale de certains et du désintérêt total des autres pour toute question touchant la culture et le bien-être du personnel. Lorsque le Conseil parvient à un point de l’ordre du jour traitant de telles questions ou nécessitant un rapport sur une mission accomplie de longue date, mais toujours repoussé, nos collègues quittent la salle sous le moindre prétexte avec des airs courroucés, rompant généralement un quorum fragile ou laissant à la «majorité» (comme ils disent) le soin d’accomplir le travail. Résultat: le travail est fait en conséquence… mais pour être immédiatement contesté à coups de pamphlets mensongers ou de recours non fondés à la Commission d’arbitrage, alors qu’il est bien connu que les absents ont toujours tort.
Pour clore sur une note optimiste, j’aimerais cependant rendre hommage au travail acharné du Bureau exécutif et à celui d’une majorité des membres du Conseil grâce auxquels les intérêts du personnel de l’ONUG continuent à être défendus dans nos organes paritaires, dans les groupes de travail du Conseil, les assemblées de secteur, etc. Nous sommes également présents dans les principaux forums de négociation et d’échange d’idées (CFPI, SMCC, BIT où se tient actuellement un important Symposium intersyndical du Système commun, Londres où a eu lieu un important Atelier sur la nouvelle méthodologie qui sera appliquée en 2007 pour la prochaine enquête salariale des Services généraux, etc.) Ainsi, les clubs continuent également à fonctionner, le projet de crèche avance, vos enfants auront leur fête en décembre et le personnel pourra fêter dignement le 60ème anniversaire de notre Organisation (voir programme du 28 octobre dans ce même numéro).

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