Cela fait 10 ans aujourd’hui qu’IRIN (Réseaux
d’Information Régionaux Intégrés) a vu le jour.
Cette naissance a marqué un tournant décisif dans
la façon dont l’Organisation des Nations Unies
traite l’information. Bien qu’IRIN news fasse partie
du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires
de l’ONU, sa ligne éditoriale reste libre et
indépendante. IRIN offre un service d’actualité et
d’analyse des situations humanitaires sur trois
continents.
L’idée de créer un service d’information de l’ONU
en 1995 parut inconcevable dans un système ou de
simples communiqués de presse passaient par une
myriade de procédures bureaucratiques. Peu de personnes
crurent alors au succès et à l’avenir d’IRIN.
Lancé comme un service de presse couvrant uniquement
l’actualité au Rwanda, au Burundi et en
RDC, aujourd’hui IRINnews étend sa couverture à
61 pays à travers toute l’Afrique, l’Asie Centrale et
le Moyen Orient et d’autres pays viendront encore
agrandir cette liste.
Environ 30 reporters nationaux et internationaux
ainsi que 65 correspondants locaux (pigistes)
travaillent pour garantir une couverture de qualité
des événements et leur suivi dans le temps. Les
correspondants assurent quant à eux une présence
permanente sur le terrain, sur chaque point chaud,
permettant ainsi à IRIN de continuer à fournir des
informations sur des zones considérées comme
trop dangereuses pour y envoyer du personnel
international de l’ONU.
IRIN produit une vingtaine d’articles par jour complétés par des études
plus approfondies traitant de problématiques majeures communes à de
nombreux pays, ignorant ainsi les frontières nationales. Dernièrement, ces
reportages spéciaux ont soulevé la question de la prolifération des mines
antipersonnel, de la violence sexuelle perpétrée dans les zones de conflits
et enfin du retour difficile des réfugiés dans leurs pays d’origine.
Alors qu’à l’origine, le service visait seulement à informer la communauté
humanitaire, IRIN a, au fil des années, vu son éventail de compétences
s’élargir aussi bien localement qu’internationalement. Désormais
IRIN cherche aussi à atteindre les populations affectées et, depuis peu,
l’audience dans les pays donateurs et dans de nombreux pays en voie de
développement via leurs respectifs.
Ces dix dernières années, les rendements décroissants et le coût élevé
occasionné par la couverture journalistique en Afghanistan, pendant la
guerre d’Irak et durant le Tsunami, ont entraîné la fermeture de nombreuses
agences de presse et la réduction de la couverture médiatique
internationale. D’où la constatation d’une diminution généralisée et dramatique
de la couverture de l’Afrique et de l’Asie Centrale par les agences de
transmissions et les réseaux télévisés.
C’est pourquoi pour de plus en plus de journalistes et d’éditeurs, les
articles d’IRIN servent de source majeure d’information. Reconnaissant le
pouvoir des images, IRIN est en train de remodeler sa galerie de photos en
ligne afin de la rendre plus facile d’utilisation pour les services de médias,
qui sont à même de télécharger des images de qualité afin d’illustrer leurs
articles.
Dans le prolongement naturel de son unité documentaire et de ses services
aux médias, IRIN fournit également des sujets d’information sous
forme de pellicules enregistrées aux radios et aux télévisions dans les pays
donateurs et dans les nations en voie de développement.
Dans la plupart des pays couverts par IRIN, les populations, notamment
les réfugiés et les déplacés n’ont pas accès à l’information, ce qui en fait
des proies vulnérables, faciles à manipuler et à exploiter. C’est pourquoi
IRIN tente d’atteindre ces dernières par le biais des médias locaux et grâce à son service radio qui travaille en étroite collaboration avec les stations
radio locales, dans le but d’améliorer l’accessibilité et la qualité des bulletins
d’information de ces stations.
Reconnaissant à la fois le pouvoir et la vulnérabilité des médias locaux
en situation de crise, IRIN radio a été créée en 2000 et soutient aujourd’hui
les stations locales partenaires dans plusieurs pays d’Afrique et en Afghanistan.
Parmi ses succès, IRIN compte la production d’une série «soap
opera» à propos de la vie dans un camp de réfugiés Burundiens en Tanzanie
et la diffusion de programmes d’informations nationales à la radio
publique angolaise.
En 2001, IRIN a identifié le besoin de créer un service d’information
destiné aux personnes atteintes du HIV/SIDA en Afrique et à tous ceux
impliqués dans la lutte contre cette pandémie – ainsi naquit PlusNews.
Aujourd’hui ce service, proposé en anglais, français et bientôt en portugais,
est reconnu comme un leader en matière d’information sur le SIDA
en Afrique.
En 2003, IRIN a produit un court-métrage sur la situation désastreuse
du peuple Acholi opprimé par la «Lord’s Resistence Army» en Ouganda
du Nord. Le film et le livre qui a suivi, traitent tous deux de l’enlèvement
et de l’enrôlement forcé des enfants soldats. Depuis, IRIN a produit de
nombreux autres documentaires sur des thèmes tels que la Crise au Darfour,
l’impact de l’opium sur le processus de paix en Afghanistan et les
abus sexuels comme arme de guerre.
Comme l’ensemble des services d’IRIN, ceux-ci sont fournis gratuitement
aux organisations humanitaires et aux médias partenaires, et ce à
travers le monde entier. Cela afin de s’assurer qu’elles restent constamment
informées mais aussi pour les soutenir dans leur rôle de plaidoyer.
Les services multimédias d’IRIN et sa couverture géographique grandissante
sont autant de témoignages du succès de cette révolution, une
révolution qui de toute évidence, va se prolonger durant la décennie à
venir.
Pour avoir accès aux rapports, aux films, aux programmes radio, à la
galerie photo et aux services d’abonnement gratuits, visitez: www.irinnews.org. Pour plus de détails, vous pouvez contacter le bureau IRIN à Genève au +41 22 917 11 35 ou envoyer un courriel à l’adresse suivante:
irinnews@un.org.