Le Groupe de travail sur la crèche, constitué par le Conseil en 2004,
a effectué un remarquable travail de base en participant à l’élaboration
et au dépouillement du questionnaire électronique qui a remporté
un vif succès, avec plus de 260 réponses positives. Il manque en effet
près de 2000 places dans les crèches de la Ville de Genève et les
crèches en France voisine affichent complet également. A l’heure
actuelle, il est recommandé de se mettre sur la liste d’attente des
crèches avant même de songer à la conception de l’enfant! Cette
démarche s’inscrit également dans le cadre de la promotion de carrière
des femmes prônée par le Secrétaire général, étant donné qu’une
telle structure devrait permettre aux mamans fonctionnaires de concilier
sereinement développement de carrière et maternité.
L’intention du Conseil était donc d’approcher l’Administration avec l’idée
d’obtenir des conditions similaires à celles de nos collègues du Siège qui
bénéficient d’une crèche dont les locaux sont mis gratuitement à disposition
par l’Administration et qui est gérée par une société privée.
L’idée de la crèche a été soumise au Directeur général de l’ONUG qui
nous a assuré de son soutien et le Directeur de l’Administration nous a
fait part des diverses possibilités envisagées pour l’accueillir. Etant
donné qu’il n’existe apparemment aucun local disponible, l’idée consisterait à construire un bâtiment neuf sur la parcelle des Feuillantines
(en raison des impératifs sécuritaires la crèche ne pourrait se trouver
dans l’enceinte du Palais). La Section des bâtiments et des services
techniques a procédé à une étude de faisabilité et réalisé un avant-projet
selon les normes et critères techniques du pays hôte (directives très
strictes en matière d’accueil de la petite enfance). Le bâtiment serait
sur un seul niveau, d’une superficie de 485 m² et permettrait d’accueillir
50 enfants.
Fin de la belle histoire,… car c’est malheureusement ici que le bât
blesse: certes, l’Administration est disposée à mettre le terrain à notre
disposition mais le coût estimatif de construction à la charge du
Conseil est de CHF 2,25 millions et … l’ONUG ne dispose d’aucun
budget pour cofinancer un tel projet qui devrait être avalisé par l’Assemblée
générale, mais de toutes façons pas avant l’exercice budgétaire
2008-2009. Par ailleurs, les frais de fonctionnement d’une
crèche de cette capacité s’élèvent à environ SFR 1,5 million/an.
Bien que le Conseil de coordination ne soit manifestement pas en
mesure d’assumer seul de tels frais, le Bureau exécutif continue toutefois à étudier d’autres possibilités, et il a décidé récemment d’adhérer à l’Association Romande des crèches d’Entreprises (ARCE) dont l’un
des buts est de faciliter la concrétisation des projets de ce type en mettant à disposition son savoir-faire et ses compétences et en apportant
son soutien pour mettre en évidence les besoins réels de l’entreprise.
Parallèlement nous allons nous atteler à la recherche de financements
externes auprès des collectivités locales. Une autre option consisterait à subventionner des places dans les crèches existantes pour donner la
priorité aux enfants de fonctionnaires internationaux et diminuer le
prix de la pension. Mais là également une telle solution a un coût: environ
SFR 7,000.-/an/place.
Pour votre information, les revenus annuels du Conseil avoisinent
les SFR 300,000.-, en grande partie grâce à la subvention du SAFI, dont
la situation est actuellement en cours de révision et qui devrait être
délocalisé hors de l’enceinte du Palais – aux frais du Conseil – pour
des raisons de sécurité. Au cas où cette révision aurait un impact négatif
sur le montant de la subvention, les revenus du Conseil se trouveraient
donc réduits à une peau de chagrin, vu que les contributions
volontaires du personnel sont tout à fait insignifiantes et, en l’état, ne
peuvent garantir la continuité du travail et l’indépendance du Conseil
de coordination.
De son côté, le personnel pourrait donc entretemps concrétiser son
soutien aux activités sociales du Conseil de coordination en s’acquittant
régulièrement de sa cotisation annuelle en vue de donner à ses
représentants plus de poids dans les négociations au lieu de les cantonner
dans un rôle de quémandeurs. La cotisation mensuelle s’élève à
SFR 7.- pour les Services généraux et à US$ 5.- pour les Professionnels,
directement déductibles de votre fiche de salaire sur simple demande
du formulaire au Conseil de coordination (pensez-y!).
Pour conclure, Il semble donc que la création d’une crèche «ONU»
ne peut être envisagée que dans le cadre d’un partenariat
Conseil/Administration/collectivités locales. Cette idée n’est pas totalement
utopique puisque le CERN et le CICR viennent de conclure de
tels partenariats en vue de la construction de crèches interentreprises
et que cela pourrait servir d’exemple à l’ONU. C’est dans ce sens que le
Conseil continuera à oeuvrer. Merci d’avance de toute proposition/suggestion
en vue d’aider le Conseil à concrétiser ce projet.