On connaissait le célibat
des prêtres catholiques, à
partir de 2007, nous allons
faire connaissance avec le
célibat des fonctionnaires de
l’ONU. En effet pourriez-vous
me dire quel époux ou épouse sera prêt à
quitter son travail, son domicile, ses amis, à
faire changer les enfants d’école, d’environnement
et de langue, à devenir des errants
permanents tout cela pour satisfaire à la règle
absurde qui veut que les fonctionnaires des
Nations Unies bougent tous les cinq ans? La
réponse est simple: aucun.
C’est pourquoi, seuls les célibataires pourront
travailler à l’ONU, car ce seront les seuls à ne
pas avoir de problème pour vivre dans une caravane,
le seul logement possible du fonctionnaire
afin de lui éviter de passer son temps à faire et
défaire des cartons de déménagement.
Toute cette opération, dont on ne dira jamais
assez l’absurdité, est discriminatoire, elle favorise
les célibataires à l’esprit nomade, au détriment
des hommes et des femmes qui veulent
fonder une famille. J’attends d’ailleurs avec
impatience le moment ou l’ONU sera traînée en
justice par un ou une fonctionnaire en instance
de divorce pour incitation à la «destruction de la
vie familiale».
Je sais que certains administrateurs sont en
train d’inventer la mobilité à 360 degrés qui
consiste à passer d’un côté du bureau à un autre,
mais même cette invention est absurde car c’est
un secret pour personne le département du personnel
est tellement affaibli qu’il sera incapable
de gérer cette mascarade. A l’heure ou nous
mettons sous presse, ce département n’a plus de
tête à Genève, quant à le dernier chef du personnel
de New York, elle a quitté son poste en juin
dernier et n’a pas été remplacée. La faiblesse du
personnel est telle qu’il est totalement incapable
de faire face aux quelques recrutements qu’il
doit gérer aujourd’hui, il est obligé d’appeler des
retraités à la rescousse. A ce train là, en 2007, il
faudra vider les hospices de vieillards pour mettre
en oeuvre le nouveau système de rotation.
A un moment où l’organisation traverse
une période difficile, il semble qu’il y ait des
choses plus urgentes à faire que de mettre en
place un système totalement inutile et inapplicable
qui en plus aura la vertu de désorganiser
le travail et de démoraliser le personnel.