UN Special N° 642 Juillet - Août • July - August 2005

Personnel
M. Sergei Ordzhonikidze, M. Alexandre Likhotal, M. Shoo IwasakiL'accumulateur solaire
De gauche à droite: M. Sergei Ordzhonikidze, Directeur général de l’Office des Nations Uniesà Genève;
M. Alexandre Likhotal, Président de la «Croix Verte Internationale»; M. Shoo Iwasaki, Président de la «Croix Verte Japon».

L’énergie renouvelable à la rescousse de l’ONU et de ses objectifs

Eclairer l’espoir

Rachel El Haloui-Deléglise, ONUG

Diogène (philosophe grec), le cynique, répondit avec franchise à Alexandre le Grand qui lui demandait s’il avait besoin de quelque chose: «A présent, lui dit-il, enlève-toi un tout petit peu de mon soleil!»

Quelques chiffres

Au cours du siècle dernier, la population mondiale quadruplait, alors que la consommation d’énergie, elle, était multipliée par 40. En augmentation d’1 % par an, elle se distribue, comme suit: 32 % du pétrole, 26 % du charbon, 19 % du gaz, 5 % du nucléaire, 6 % de l’hydroélectrique, 10 % de ce qu’on appelle la biomasse (essentiellement le bois), et 1 à 2 % d’autres énergies dites «renouvelables», telles que le solaire et les éoliennes. Les «combustibles fossiles» (pétrole, gaz, charbon etc...) représentent donc 77 % des sources actuelles d’énergie.
Mais voilà qu’un jour, vers la fin du XXème siècle, au détour d’une crise, nos dirigeants s’apercevaient que ces énergies ne seraient pas inépuisables et qu’il fallait trouver une alternative urgente.

Nos limites

Comme si le ciel nous était tombé sur la tête, nous réalisions les limites des réserves énergétiques. Ceci devenait d’autant plus imminent que nous constations qu’en brûlant, les énergies fossiles dégagent dans l’atmosphère de grandes quantités de gaz carbonique (CO2) réchauffant le climat de la Terre de manière dramatique, provoquant de nombreuses catastrophes naturelles.
Si le nucléaire semblait représenter, il y quelques décennies pour certains pays, une réponse durable à la crise de l’énergie et à la limitation des «gaz à effets de serre», le retraitement et le stockage des déchets radioactifs demeurent un obstacle majeur (sans parler de la phobie engendrée par le spectre de l’accident nucléaire, cf: Tchernobyl).
Une solution s’imposait donc: les énergies non-polluantes, renouvelables et durables.

Un échantillon au Palais

En 1930, le Palais des Nations était un bâtiment moderne et confortable, qui ne dispose visiblement plus des moyens nécessaires à son entretien; cependant, une partie de notre beau Palais vient d’entrer dans le XXIème. En effet, le modernisme symbolisé par l’utilisation de l’énergie renouvelable à l’intérieur même du parc des Nations nous propulse près d’un siècle en avant. Grâce à un don de la «Croix Verte Internationale*», et plus particulièrement sa branche japonaise, 20 lampes solaires à diodes électroluminescentes trônent fièrement sur le chemin qui mène au portail du chemin de fer.
Associées à des panneaux solaires, les diodes électroluminescentes (LEDs pour Light Emitting Diodes) permettent de consommer quatre fois moins d’électricité qu’une lampe à incandescence, de réduire notablement le rejet de CO2 dans l’atmosphère, et bien sûr d’économiser de l’énergie.
Le soleil, bien qu’éloigné de plusieurs centaines de millions de kilomètres de notre chère terre, reste sa plus grande source d’énergie. Les différents progrès de la science nous ont permis de convertir cette énergy.

To be continue…
Les accumulateur solaire
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