PERSONNEL
Groupe de travail technique de la CFPI sur la réforme des normes
de classification
de la catégorie des Services généraux
Réforme pour les Services généraux?
Maria Dweggah (FICSA), Susan Thompson (CCISUA)
Au cours de sa session d’été 2003, la Commission
de la fonction publique internationale (CFPI) a décidé,
suite à promulgation des nouvelles normes d’évaluation
des postes des administrateurs et fonctionnaires de rang supérieur,
qu’il serait nécessaire d’examiner la progression des
fonctions des Services d’appui dans une perspective globale, y compris
la possibilité d’appliquer une norme de classification unique
pour tous les postes des Services généraux (SG) dans les
huit lieux d’affectation des Nations Unies – Genève,
New York, Madrid, Vienne, Rome, Londres, Montréal et Paris.
Pour répondre à la demande de la Commission, son Secrétariat
a engagé des recherches sur la réforme du système
d’évaluation des fonctions du personnel des SG et des catégories
associées. Une étude comparative a donc été
entreprise par un consultant et, sur la base de ce rapport, une première
réunion a
eu lieu à Genève les 11 et 12 janvier 2005 avec la participation
de représentants des organisations et du personnel.
Les
représentants du Comité de coordination des syndicats et
associations du personnel du système des Nations Unies (CCASIP/CCISUA)
et de la Fédération des associations de fonctionnaires internationaux
(FICSA) ont décidé d’unir leurs efforts dans ce groupe
de travail technique pour mieux défendre les conditions de service
du personnel «G». Un souci majeur était que les normes
de classification ne pouvaient pas être modifiées indépendamment
d’une révision préalable de l’évolution
des postes des SG et d’une mise en question de la signification
du mot «réforme». Le texte ci-après reproduit
le message commun délivré à l’ouverture de
la réunion.
« Il existe un certain nombre de conclusions dans le rapport du
consultant que les Fédérations peuvent accepter.
— Nous reconnaissons en règle générale que
les normes actuelles fonctionnent efficacement;
— Nous reconnaissons que le libellé de certains facteurs
des normes actuelles pourraient être mis à jour ;
— Nous relevons que la technologie de l’information, la réduction
des forces vives (souvent en raison de contraintes budgétaires)
et la multiplication des tâches ont modifié le profil de
certains groupes d’occupation (par ex. secrétaires, dactylos)
et en ont généré de nouveaux (par ex. informaticiens,
techniciens);
— Nous reconnaissons également que la contribution intellectuelle
des SG, en particulier aux grades supérieurs, pourrait être
mieux mise à profit. A cet égard, la différence entre
SG et P pourrait être mieux définie.
En d’autres termes, il existe des secteurs où les normes
actuelles pourraient être améliorées.
Il y a également un certain nombre de déclarations avec
lesquelles les Fédérations sont en désaccord. Nous
attirons en particulier l’attention sur l’une d’elles.
Le rapport établit un parallèle trop fort entre les repères
utilisés à des fins de classification interne et ceux utilisés
pour des postes externes à des fins d’enquête salariale.
Les repères sont différents et servent des buts différents
– aussi nous opposons-nous fermement à l’utilisation
de repères globaux à des fins de classification dans les
enquêtes salariales locales.
Le
rapport du consultant conclut qu’il serait faisable, viable et conseillé
d’unir les normes de classification des lieux d’affectation
sièges et de sérieusement considérer de faire de
même pour les normes de classification des lieux d’affectation
non-sièges. Nous n’en sommes toutefois pas convaincus.
— Premièrement, le consultant admet que, en règle
générale, les normes actuelles fonctionnent efficacement,
bien que laborieuses parfois ;
— Deuxièmement, les différences remarquées
entre les repères et les facteurs des normes de siège sont
nombreuses, et si les différences peuvent être écartées,
nous ne sommes pas convaincus que cela sera facile ou qu’il en résultera
une amélioration ;
— Troisièmement, le consultant signale des domaines où
une analyse approfondie est nécessaire, en particulier si l’on
veut comprendre la logique des particularités locales.
Il est évident que le désir de la CFPI d’unifier les
normes de classification sera le moteur de toute conclusion, quelles que
soient les difficultés et la rupture de la d’unifier les
normes de classification sera le moteur de toute conclusion, quelles que
soient les difficultés et la rupture de la rapport du consultant
l’indique – transparente, équitable et compréhensible.
L’ensemble des normes ne doit pas ignorer les particularités
locales caractéristiques. Le fait qu’il n’y ait que
peu de titulaires de postes d’un groupe d’occupation particulier
n’est pas une raison de les exclure d’une norme de classification.
Le rapport appelle à s’éloigner d’une norme
fondée sur une tâche pour aller vers une norme fondée
sur des compétences. Nous l’entendons comme une approche
qui irait du classement fonctionnel des postes au classement fondé
sur le mérite, avec pour conséquences une augmentation de
la subjectivité et une perte de transparence et d’équité
dans la mise en œuvre, notamment si cette dernière est de
la seule responsabilité des gestionnaires directs.
La CFPI recherche une approche intégrée qui lierait les
compétences à la performance. Si les normes de classification
sont l’une des pierres angulaires d’un système de gestion
intégré, il ne faut pas en attendre plus qu’elles
ne peuvent donner.
Les Fédérations jugent prématuré de décider
à cette réunion d’un nouveau système de classification
des postes. Elles sont convaincues qu’une telle décision
ne peut être obtenue qu’à travers un processus de consultations
suivies entre le Secrétariat de la CFPI, les ressources humaines
et les représentants du personnel.»
Les Fédérations ont l’intention de se réunir
à nouveau avant la prochaine réunion du groupe de travail
technique, afin de mieux défendre les conditions de service et
les droits du personnel des Services généraux et des catégories
affiliées.
Le personnel sera tenu informé de la suite donnée à
cette question.

|