UN Special No 639 Avril - April 2005

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Internet peut sauver des vies Les institutions qui s’occupent de l’assistance humanitaire le savent bien aujourd’hui: l’Internet peut sauver des vies.
Ce réseau permet de faire circuler l’information que compose cette immense bibliothèque. Enrichie chaque jour grâce à la contribution d’un grand nombre de personnes dans le monde, elle devient incontournable si on parle de communication interactive, textuelle, sonore et visuelle; qu’elle soit personnelle ou institutionnelle et que d’une manière ou d’une autre elle contribue à la diffusion du savoir.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) sont des institutions qui utilisent au mieux l’Internet dans leur travail d’assistance.
Esther Vigneau, éditrice à l’OCHA, souligne que grâce au site ReliefWeb: www.reliefweb.int et de ses quelque 2000 sources d’information, telles que des agences de l’ONU, des ONG, des gouvernements, des institutions académiques et des
média, qui nourrissent le site, il y a 1.5 millions d’accès en moyenne par jour. La grande majorité (70%) sont des professionnels de l’assistance humanitaire qui sont ainsi informés sur tous les aspects et évolutions des catastrophes, grâce à une mise à jour de l’information 24 h sur 24, assurée par les bureaux de Genève, de New York et de Kobe.
Indonésie, Desa Siem. Collecte des messages familiaux. Photo: © CICR T. Gassmann. «Nous créons des cartes géographiques des régions sinistrées et nous les mettons à disposition sur notre site. Les dernières mises à jour sur le site «ReliefWeb» peuvent être reçues par e.mail. Une seule limite: le partage de l’information et de l’expérience ne se fait pas facilement entre les différentes agences qui interviennent lors d’une catastrophe, à cause de l’absence d’une norme commune pour ces échanges.
Alain Aeschliman, chef de la Division de l’Agence centrale de recherches et des activités de protection du CICR, nous informe qu’une des activités de l’organisation est de fonctionner comme une agence centrale de recherches de personnes et de réussir à réunir des familles dans des situations de conflit. Pour y parvenir, il faut assurer la communication parmi le personnel qui se trouve sur le terrain. Pour cela, l’Organisation a dans le passé utilisé des appareils radio, ensuite le téléphone, le fac-similé, le téléphone satellite et plus récemment les téléphones portables. Le grand défi étant depuis toujours, de récolter et traiter rapidement les données pour les avoir sous forme informatisée. Leur mise à disposition a pu être améliorée grâce à Internet. Le premier site du CICR a été créé en 1995 et l’année d’après on en a créé un autre pour afficher les listes des personnes disparues en Bosnie. En 1999 au Kosovo, l’utilisation de téléphones portables a permis d’établir des liens entre les familles dispersées par la guerre, ainsi que, par ailleurs, l’utilisation du site: www.familylinks.icrc.org
Photo, source: ReliefWeb La catastrophe créée par le raz-demarée en Asie, nous a aussi permis de constater qu’en même temps que nous apportions un réconfort émotionnel et matériel sur place, que notre site web était utilisé en permanence par beaucoup de membres des familles, des amis de disparus et par d’autres institutions. Il nous a fallu renforcer la capacité du site pour qu’il continue à assurer son rôle. Nous avons aussi inclu des liens vers d’autres sites à référence et à entraide humanitaire, mais certainement pas vers les quelque 500 sites qui ont été créés occasionnellement autour du sujet de la catastrophe.
Il est impératif pour qu’un site de ce type soit valable, que ses données puissent être inscrites depuis plusieurs endroits. Enfin, pour faire connaître un ou les sites de référence en cas de catastrophe, il faudrait aussi que la presse aide à faire connaître les sites web identifiés comme officiels. L’Internet pourra encore mieux continuer à sauver des vies.»

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