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Les institutions qui s’occupent de
l’assistance humanitaire le savent
bien aujourd’hui: l’Internet peut sauver
des vies.
Ce réseau permet de faire circuler
l’information que compose cette
immense bibliothèque. Enrichie chaque
jour grâce à la contribution d’un
grand nombre de personnes dans le
monde, elle devient incontournable
si on parle de communication interactive,
textuelle, sonore et visuelle;
qu’elle soit personnelle ou institutionnelle
et que d’une manière ou
d’une autre elle contribue à la diffusion
du savoir.
Le Bureau de la coordination des
affaires humanitaires (OCHA) et le
Comité International de la Croix-Rouge (CICR) sont des institutions
qui utilisent au mieux l’Internet dans
leur travail d’assistance.
Esther Vigneau, éditrice à l’OCHA,
souligne que grâce au site ReliefWeb:
www.reliefweb.int
et de ses quelque 2000 sources d’information,
telles que des agences de
l’ONU, des ONG, des gouvernements,
des institutions académiques et des
média, qui nourrissent le site, il y
a 1.5 millions d’accès en moyenne
par jour. La grande majorité
(70%) sont des professionnels de
l’assistance humanitaire qui sont
ainsi informés sur tous les
aspects et évolutions des catastrophes,
grâce à une mise à jour
de l’information 24 h sur 24,
assurée par les bureaux de
Genève, de New York
et de Kobe.
«Nous créons des
cartes géographiques des
régions sinistrées et nous
les mettons à disposition
sur notre site. Les dernières
mises à jour sur le
site «ReliefWeb» peuvent
être reçues par e.mail.
Une seule limite: le partage
de l’information et
de l’expérience ne se fait
pas facilement entre les
différentes agences qui
interviennent lors d’une catastrophe, à cause de l’absence
d’une norme commune pour ces
échanges.
Alain Aeschliman, chef de la Division
de l’Agence centrale de recherches
et des activités de protection du
CICR, nous informe qu’une des activités
de l’organisation est de fonctionner
comme une agence centrale de recherches
de personnes et de réussir à
réunir des familles dans des situations
de conflit. Pour y parvenir, il faut assurer
la communication parmi le personnel
qui se trouve sur le terrain. Pour
cela, l’Organisation a dans le passé utilisé
des appareils radio, ensuite le téléphone,
le fac-similé, le téléphone satellite
et plus récemment les téléphones portables. Le grand défi
étant depuis toujours, de récolter et traiter rapidement les données
pour les avoir sous forme informatisée. Leur mise à disposition
a pu être améliorée grâce à Internet. Le premier site du
CICR a été créé en 1995 et l’année d’après on en a créé un autre
pour afficher les listes des personnes disparues en Bosnie. En
1999 au Kosovo, l’utilisation de téléphones portables a permis
d’établir des liens entre les familles dispersées par la guerre,
ainsi que, par ailleurs, l’utilisation du site:
www.familylinks.icrc.org
La catastrophe créée par le raz-demarée
en Asie, nous a aussi permis
de constater qu’en même temps que
nous apportions un réconfort émotionnel
et matériel sur place, que
notre site web était utilisé en permanence
par beaucoup de membres des
familles, des amis de disparus et par
d’autres institutions. Il nous a fallu
renforcer la capacité du site pour
qu’il continue à assurer son rôle.
Nous avons aussi inclu des liens vers
d’autres sites à référence et à
entraide humanitaire, mais certainement
pas vers les quelque 500 sites
qui ont été créés occasionnellement autour du sujet de la
catastrophe.
Il est impératif pour qu’un site de ce type soit valable, que ses
données puissent être inscrites depuis plusieurs endroits. Enfin,
pour faire connaître un ou les sites de référence en cas de catastrophe,
il faudrait aussi que la presse aide à faire connaître les
sites web identifiés comme officiels. L’Internet pourra encore
mieux continuer à sauver des vies.»

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