UN Special No 638 March-Mars 2005

Editorial


Attention danger !

JM Jakobowicz  Notre caisse des pensions se porte bien, mais nos pensions sont malades !
En 1995 le fonds de pension avait 15 milliards de dollars en caisse il en a actuellement exactement le double soit pour être exact 29 288 575 000 dollars. Le déficit actuariel de 1995 est loin derrière nous. Bien au contraire, pour la sixième année consécutive nous avons un excédent substantiel!
Ce qui est extrêmement étrange c’est que dans le même temps nos pensions n’ont pas augmenté. A Genève, elles auraient même tendance à baisser. Pourquoi ? Pour essentiellement deux raisons : l’attitude buttée des états membres et la chute vertigineuse du dollar.
Les états membres ne veulent pas, par principe, que les fonctionnaires qu’ils soient en activités ou retraités touchent un centime de plus. « Si la caisse a trop d’argent et bien nous allons diminuer nos contributions, comme зa elle en aura moins ! » Tel est leur position ! Comme tous les patrons autocrates ils n’ont pas besoin d’arguments, leurs désirs se suffisent à eux-mêmes !
Quant à la chute du dollar ? Elle n’intéresse personne à New York, car là-bas on est payé en dollar, on cotise en dollar et on touche une retraite en dollar. Alors qu’importe pour un new-yorkais que pour un billet vert le retraité genevois touche 2 francs suisses, 1 franc suisse ou même 50 centimes. A croire que nos collègues et les représentants des états membres pensent que le dollar est encore la monnaie universelle qu’il était dans les années 50 quand le fonds a été créé. Certains vont même jusqu’à remettre en question la « double filière » qui permet de prendre sa retraite soit en dollar soit en monnaie locale.
Si nous ne faisons rien, demain, c’est avec de la monnaie de singe que nous devrons nos
loyers.
Surtout n’oubliez pas d’aller voter pour élire vos représentants au Comité des pensions
le 15 et 16 mars prochain.

Up