Arts
Les onusiens et la littérature
David Winch, ONU
Vendredi 14 janvier s’est tenue la soirée littéraire
annuelle d’Ex Tempore, le journal
littéraire de la Société des écrivains des
Nations Unies. A cette soirée sont venus 65
enthousiastes de la littérature internationale
afin d’écouter des poètes et essayistes des
Nations Unies, quelques-uns membres du
Centre PEN de la Suisse romande, réciter
leurs oeuvres en français, espagnol, anglais,
allemand et chinois.
L’événement s’est déroulé chez Alfred de
Zayas et Carla Edelenbos, dans leur salon très
convivial de quelque 64 mètres carrés,
ancienne salle de la paroisse des Crêts, et
situé à proximité du siège de l’OMS.
Entre autres, Aline Dedeyan a joué une pièce
de théâtre très humoristique, écrite par ellemême,
qui sera publiée dans le prochain numéro
d’Ex Tempore. Bogdan Najailo, du Haut Commissariat
pour les réfugiés, a récité plusieurs
beaux poèmes en anglais. À côté de son travail
juridique, Bogdan est en train d’écrire un livre
sur Napoléon et le passage de la Bérézina.
Noemy Barrita-Chagoya, fonctionnaire au Haut
Commissariat aux droits de l’homme, a récité
des poèmes d’amour en espagnol avec une sensibilité
et un charme exquis. Enfin, Claude
Citon, ancien collaborateur d’UN Special, a partagé
ses réflexions, notamment sur le tsunami
en Asie et la marginalité dans nos grandes villes.
Alfred de Zayas, longtemps fonctionnaire à
l’ONU, a présenté son nouveau livre, une édition
bilingue et commentée du Larenopfer, le
deuxième cycle de poèmes de Rainer Maria
Rilke, publié en janvier 2005 par Red Hen
Press (Los Angeles), et que l’on peut acquérir
chez Literart à Genève. Il s’agit de la première
traduction en anglais des 90 poèmes en
langue allemande de ce cycle charmant de
poèmes dédiés à Prague, la ville natale de
Rilke, et à sa Heimat, la Bohème (voir aussi
www.alfreddezayas.com).
Un extrait trilingue de Larenopfer
Volksweise
Mich rührt so sehr
böhmischen Volkes Weise,
schleicht sie ins Herz sich leise,
macht sie es schwer.
Wenn ein Kind sacht
singt beim Kartoffeljäten,
klingt dir sein Lied im späten
Traum noch der Nacht.
Magst du auch sein
weit über Land gefahren,
fällt es dir doch nach Jahren
stets wieder ein.
Airs de Bohème
Ils me touchent à l’extrême,
les chansons du peuple bohème,
se glissant dans le coeur,
le rendant si lourd.
Quand un enfant chante
doucement en sarclant dans les champs,
écoute dans tes rêves ce même chant
tard dans la nuit résonnant.
Et même si tu pars voyager
dans des terres éloignées,
tu vas toujours y penser
au fil des années.
Folk Melodies
Bohemian folk tunes move me
deeply as into the heart they steal
and make it heavy, then I feel
a wistful yearning over me.
When in potato fields a child
while weeding gently sings,
that melody in late dreams rings
within you true and mild.
And even if you travel far
to distant lands, the tune so dear
comes back to you year after year,
recalling who you are.
Traduction : Alfred de Zayas
Pour plus d’informations sur le journal
Ex Tempore, contacter :
la Commission socio-culturelle des Nations
Unies, ou veuillez utiliser l’e-mail suivant: zayas@bluewin.ch.

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