UN Special No 637 February-Février 2005

Editorial


Zorro dix ans après

« A la veille des 50 ans de l’Organisation c’est à peine si l’on reconnaît le fonctionnaire des Nations Unies. Pendant des décennies il est resté frileusement emmitouflé dans ses charentaises de papiers poussiéreux et puis tout à coup ces dernières années le voilà qui court les grands chemins, chevalier du XXIe siècle, mélange de don Quichotte et de Zorro sans cheval ni rapière, tentant de faire la paix ici, surveillant des élections ailleurs, apportant le réconfort un peu partout...»
Depuis cet édito écrit en décembre 1994, l’image du fonctionnaire a bien changé. Don Quichotte a cédé la place à un James Bond vulnérable qui se trouve au centre de tous les conflits et qui paie le prix fort pour aider ceux qui en ont besoin. Quant à Zorro, certains voudraient nous faire croire que derrière son masque se cache maintenant un bandit de grand chemin, qui profite de sa position pour escroquer la veuve et l’orphelin. Mais de cela nous avons l’habitude. C’est la technique que le capitaine Monastario a toujours employée pour discréditer don Diego de la Vega.
Une chose semble certaine : l’image du pousse-papier est loin derrière nous. Ce qui est non moins certain, c’est qu’à partir du moment où le fonctionnaire occupe le devant de la scène internationale, il s’expose à toutes sortes de commentaires peu amènes. A nous et à notre administration de défendre notre image et de tirer les leçons des critiques lorsqu’elles sont justifiées.

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