| UNSPECIAL
No 634 Novembre - November 2004
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| ÉDITORIAL INTERVIEW Un regard neuf sur la représentation du personnel PERSONNEL Security Special IHT article: Nobody said it would be safe LAT article: Taking more or less risk Lettre à lIHT: Le personnel de lONU en Iraq Letter to the IHT: FICSAs answer to the IHT Are you serious about improving morale? Jeux interorganisations 2005: la Crète 2005 UN Interagency games goes to Crete Obituaire: Guillaume nous a quitté Less mush from ILOAT... Mise au point GLOBE Ambivalence et dualité de la filière «riz» Le riz tour du monde en 300 recettes Rice Around the world in 300 recipes Légendes et anecdotes associées au riz United Nations Bazaar on November Esperanto, solution to the language problem UN Security Council: expand the members SERVICES Système dinterprétation simultanée Simultaneous interpretation system La SBST en ligne BES on line Une fauche économique A cheap cut LEsplanade des Nations et circulation ARTS What a way to start the season! LOISIRS FEUILLETON
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Mélanie Mercier née Markowitz (18)La femme aux lunettesLes enfants de Mélanie Mercier, née Markowitz ont été enlevés par un inconnu. Un de ses amis a été tué. A lautre bout du monde, un homme que létude de Mélanie a partiellement ruiné a décidé de se venger. (Vous pouvez retrouver les premiers épisodes de Mélanie sur le site Internet de UN Special: http://www.unspecial.org) Voici maintenant plusieurs jours que les enfants de Mélanie ont disparu. Mélanie est en traitement à lhôpital cantonal de Genève où les médecins lui ont administré des calmants. Son ex-mari Jérôme vient de partir en voyage seul. Son père et sa mère sont restés à ses côtés. Dans son lit dhôpital et malgré tous les médi- caments que les médecins lui ont administrés, Mélanie ne peut sempêcher de penser à ses enfants. Où peuvent-ils bien être ? Qui les a enlevés et surtout pourquoi ? Les pensées se bousculent dans sa tête au point de létourdir. Seule lumière dans cette obscurité, son ex-mari Jérôme. Etrangement, il apparaît comme la seule personne à même de laider. Mélanie en vient même à se reprocher de lavoir quitté. Sans cette séparation, Benjamin et Isabelle seraient toujours là. Pendant les premières années, leur mariage avait été un succès. Ils étaient tous le deux ce quon appelle de jeunes cadres dynamiques. Jérôme travaillait dans une banque. Il était chargé de gérer un certain nombre de porte- feuilles. Et puis tout avait commencé à basculer lors de la naissance des enfants. Il est vrai quentre ses petits et son travail Mélanie navait plus tellement de temps à consacrer à son couple. Mais de son côté, Jérôme ne laidait pas beaucoup. Enfin, lhistoire classique. Qui sétait terminée par des scènes durant lesquelles Jérôme avait fini par révéler son vrai caractère qui était non seulement égoïste mais aussi violent. Le jour où il lavait frappé, elle avait pris ses deux enfants et avait quitté le domicile conjugal. Dans les jours qui avaient suivi, il avait cherché à la joindre pour la supplier de lui pardonner, mais elle était restée inflexible. Mis à part cet acte de violence, elle se rendait compte que son mariage lui pesait de plus en plus et quelle vivait aussi bien toute seule avec ses deux enfants. Et cela Jérome ne lui avait jamais pardonné. Pourtant depuis le début de laffaire, elle se sentait étrangement plus proche de lui. Comme si le drame les avait rapprochés. Et lorsquil lui avait annoncé quil devait partir en voyage, elle sétait sentie étrangement abandonnée. De plus, Jérôme semblait avoir une piste tout à coup les médicaments prirent le dessus et Mélanie sendormit. Genève, 14h 45 Monsieur et Madame Markowitz entrèrent dans le parc des Bastions. En ce mercredi après-midi, de nombreux enfants y jouaient. Cétait le rendez-vous de tous les gosses du quartier qui pataugeaient dans le bac à sable et qui couraient sur la pelouse. La mère de Mélanie regardait à droite et à gauche à la recherche dune personne. Son père, quant à lui, beaucoup plus sceptique, se tenait trois pas derrière sa femme. Devant le mur de la réformation, assise sur un banc, une jeune femme regardait fixement devant elle. Elle portait des lunettes noires et sem- blait perdue dans ses pensées. La mère de Mélanie se plaça entre le mur et la jeune femme. Bonjour, Mademoiselle Thornbird, nous sommes les parents de Mélanie et nous aimerions nous poser quelques questions. Je nai pas grand chose à vous dire, finit par répondre Julia Thornbird. Je sais dit Mme Markowitz, mais tous les indices peuvent nous être utiles. Vous êtes la meilleure amie de Mélanie dans lorganisation, un détail pourrait vous revenir et nous être utile. Non, dit Julia Thornbird brutalement, je ne sais rien de plus que ce que jai déjà dit à la police. Et puis ces dernières semaines, depuis la mort de David, je nai plus tellement de contacts avec Méla- nie. Elle est très occupée et moi aussi! Jai appris, reprit Mme Markowitz, que vous aviez été malade et que vous êtes dailleurs toujours en arrêt maladie. Cela ne vous regarde pas, coupa Julia Thornbird. Et dailleurs Excusez-moi, dit la mère de Mélanie dune voix très douce, je ne voulais pas être indiscrète, mais vous comprenez nous sommes tellement inquiets! Cest à moi de mexcuser, reprit Julia Thronbird, je suis un peu nerveuse ces derniers temps. Avec tout ce qui est arrivé. Je comprends, dit la vieille dame. Je comprends. Non, vous ne comprenez pas, éclata Julia Thorn- bird. Vous ne pouvez pas comprendre et elle se mit à pleurer à gros sanglots. Le père de Mélanie se leva et séloigna de quel- ques pas gêné par ce qui se passait. Quant à sa femme, elle se rapproche un peu plus de la jeune femme et posa délicatement sa main sur son avant bras. Julia se raidit et se leva dun bond. Elle ôta un instant ses lunettes noires pour essuyer ses larmes et séloigna sans se retourner. M. et Mme Markowitz repartirent vers la place Neuve. Tu comprends quelque chose demanda M. Marko- witz? Tu as vu son oil, dit sa femme qui semblait ne pas avoir entendu la question? Non, dit-il, quest-ce quil avait de spécial? Je ne sais pas mais il était tout enflé! Peut-être parce quelle avait trop pleuré, elle me semble sur le point de tomber en morceau la pauvre petite, dit M. Markowitz. Non, il était vraiment enflé, comme si elle avait reçu un coup, lui répondit sa femme! Toi avec ton imagination! Aéroport de Londres Heathrow 16h30 Jan Answer venait de débarquer en prove- nance du Cap. Après avoir passé la douane, il semblait chercher quelquun dans la foule qui se tenait de lautre côté des barrières. Une jeune femme qui agitait un journal finit par attirer son attention. Il se dirigea vers elle. Lorsquils se retrouvèrent, Michèle Lambert lui tendit la main. Bienvenue à Londres, lui dit la jeune femme Merci dêtre venu mattendre, lui répondit-il. Bien que je ne sois pas certain que ce soit très prudent. Nous sommes à Londres ici, lui répondit Michèle Lambert. Je ne vois pas le rapport, ajouta lhomme! Juan a été assassiné à Singapour, Erwin Mülbach à Genève et John Gardiner à Sainte Lucie. Alors pourquoi ne risquerions nous rien à Londres? |
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