UNSPECIAL No 634 Novembre - November 2004

ÉDITORIAL

Les fantômes du Palais 

The ghosts of the Palais

INTERVIEW

Un regard neuf sur la représentation du personnel 

PERSONNEL

Security Special 
Letter from CCISUA and FICSA to the S.G. Concerns about security 

IHT article: Nobody said it would be safe 

LAT article: Taking more – or less – risk

Lettre à l’IHT: Le personnel de l’ONU en Iraq

Letter to the IHT: FICSA’s answer to the IHT

Are you serious about improving morale? 

ILOAT: Less mush, please 

Roses: Marche de l’espoir

Jeux interorganisations 2005: la Crète

2005 UN Interagency games goes to Crete

Questions de multilinguisme 

Obituaire: Guillaume nous a quitté

L’Association Pluriels

Less mush from ILOAT... Mise au point

GLOBE

Ambivalence et dualité de la filière «riz»

Le riz — tour du monde en 300 recettes 

Rice – Around the world in 300 recipes

Légendes et anecdotes associées au riz 

United Nations Bazaar on November

Esperanto, solution to the language problem 

UN Security Council: expand the members

La revolution du pianiste

Born a king, born a slave

SERVICES

Système d’interprétation simultanée Simultaneous interpretation system 

La SBST en ligne – BES on line

Une fauche économique – A cheap cut

L’Esplanade des Nations et circulation

Tech News

ARTS

What a way to start the season!

Et nous, et nous, et nous? 

LOISIRS

Refuge Albert 1er (2,702m.) 

Albert I cabin (2,702m.)

FEUILLETON

The woman in sunglasses

La femme aux lunettes


 


 

 

Lettre du 7 octobre 2004 au rédacteur en chef de l’IHT:

Le personnel de l’ONU en Iraq

En réponse à l’article de David Malone inti- tulé: «Nobody said it would be safe», le Syndicat du personnel de l’ONU voudrait signaler que près de 30 fonctionnaires ont déjà été affectés en Iraq – où les agents des organismes d’aide sont devenus des cibles et des pions.

David Malone affirme que l’ONU «conserve un rôle crucial en matière de sécurité dans les relations internationales» et prend comme exemple l’Afrique, mais la situation en Iraq est unique en son genre. Dans ce pays déchiré par la guerre, le personnel de l’ONU devient la première cible. La mort des 22 fonctionnaires tués l’an dernier à Bagdad n’a été qu’un rappel tragique des innombrables risques que court chaque jour le personnel de l’ONU dans le monde entier.

En juin dernier, le Conseil de sécurité a demandé aux pays de fournir des troupes pour protéger le personnel des Nations Unies en Iraq. Pas un seul pays n’a jusqu’ici officiellement offert de mettre des troupes à la disposition de l’ONU. Pourquoi demander au personnel de l’ONU de retourner dans un lieu où les pays hésitent à envoyer leurs propres soldats pourtant bien entraînés? Les militaires les mieux armés et les mieux équipés du monde ne peuvent garantir leur propre sécurité en Iraq. Comment s’attendre à ce que la sécurité du personnel de l’ONU puisse être même un tant soit peu assurée?

Il est clair que le moment n’est pas encore venu de déployer du personnel supplémentaire en Iraq.

David Malone fait observer à juste titre que le personnel a été indigné. Les fonctionnaires des Nations Unies deviennent de plus en plus des cibles et s’irritent de constater que les hauts fonctionnaires ne sont pas davantage tenus de rendre des comptes, que l’Organisation n’a pas su respecter des normes minimales de sécurité opérationnelle dans de nombreux bureaux extérieurs et que l’on n’a pas fait assez de progrès dans les efforts pour remédier aux graves lacunes du système de gestion de la sécurité.

Le Syndicat du personnel a toujours été conscient des risques inhérents aux missions de l’ONU et reconnaît qu’il est impossible à l’ONU de garantir une sécurité absolue. Mais en même temps, il exige que le personnel soit protégé contre des risques inutiles.

Nous ne voulons pas que le monde soit désolé pour nous, mais nous demandons assurément à nos dirigeants et nos employeurs, les États Membres de l’ONU, de s’acquitter de leurs obligations et de respecter l’engagement qu’ils ont pris de fournir les ressources et l’environnement voulus pour nous permettre de faire notre travail. Beaucoup de fonctionnaires des Nations Unies travaillent dans des environnements hostiles et dangereux et ont raison d’exiger que les erreurs de l’an dernier soient corrigées et que des mesures concrètes soient prises pour améliorer la sécurité.

David Malone a raison de dire que l’ONU doit aller de l’avant – mais dans quelle direction? Si nous ne tirons pas d’enseignements de nos erreurs passées, il est certain que les événements tragiques qui ont eu lieu l’an dernier à Bagdad se reproduiront.

Rosemarie Waters, Présidente du CCISUA

Extrait de l’International Herald Tribune