Mélanie Mercier, née Markowitz (17)
La fin du cauchemar?
Jean Michel Jakobowicz, UNOG
Les enfants de Mélanie Mercier, née
Markowitz ont été enlevés par un
inconnu. Un de ses amis a été tué. A
l’autre bout du monde, un homme que
l’étude de Mélanie a partiellement ruiné
a décidé de se venger. (Vous pouvez
retrouver les premiers épisodes de
Mélanie
sur le site Internet de UN
Special: http://www.unspecial.org)
Mais non, tu verras tout se passera bien, Jérôme lex-mari de Mélanie était assis sur son lit dhôpi
tal. Mélanie le visage très pâle, les yeux cernés
semblait au bord des larmes. Dans un coin de la pièce Mme Markowitz,
la mère de Mélanie était assise silencieuse.
Comment peux-tu dire ça, lui répondit Mélanie des
sanglots dans la voix le message est pourtant explicite, envoyer une
mèche de leurs cheveux cela veut dire...
Mais non, lui
dit Jérôme. En passant la main sur le visage de son ex-épouse,
je tassure tout va bien se passer mes amis sont sur une piste
ne te fais pas de souci!
Je narrive pas y croire, répondit
Mélanie! Je ne comprends pas comment tu peux être aussi
optimiste alors que...
Je vais être obligé de partir
pour quelques jours, poursuivit Jérôme. Tu connais le numéro
mon portable, tu peux mappeler à nimporte quelle
heure du jour ou de la nuit.
Mélanie lui serra la main et le regarda affolée:
Tu ne peux pas me laisser seule, lui dit-elle totalement paniquer,
ce nest vraiment pas le bon moment pour partir.
Ne ten
fais pas, dit sa mère, je suis la, je prendrai soin de toi!
Mélanie ne put réprimer un haussement dépaules
Ne ten fais pas, dit Jérôme! Je pars parce que je crois savoir où sont les gosses. Je veux en avoir le cour net. Mélanie regarda dun air interrogateur. Il lui sourit. Je ne peux rien te dire pour linstant, soignes-toi et fais moi confiance pour une fois, jai la situation bien en main.
Mélanie sefforça de sourire:
Sois prudent, dit-elle alors que Jérôme quittait la pièce. En les voyant se quitter ainsi un observateur extérieur aurait eu bien du mal a imaginer que ce couple était divorcé depuis deux ans.
Il y a quelque chose de pas cacher dans toute cette histoire, dit la maman de Mélanie en sapprochant du lit...
Je sais que tu nas jamais aimé Jérôme,
dit Mélanie, et par certains côté tu avais raison,
mais là, il est en train de nous sauver nos enfants alors que
la police na rien été capable de le faire. La mère
de Mélanie ne dit pas un mot et sassied tranquillement
à côté du lit de sa fille.
Pourquoi ne dis-tu
rien, demanda Mélanie au bout de quelques minutes?
Tu
me reproche tout le temps de trop parler et puis tout dun coup
dit Mme Markowitz.
Je préfère que tu vide ton sac, plutôt que dessayer dimaginer ce qui se passe dans ta tête.
Puisque je te dis quil ne se passe rien, dit la mère
de Mélanie. Jai simplement des pensés!
Des
pensés comme quoi? Demanda Mélanie.
Des pensés comme des pensés, lui répondit sa mère énigmatiquement.
Sainte-Lucie 3h30 du matin
John Gardiner avait pris lhabitude de dormir la fenêtre ouverte. Il avait horreur de la climatisation. La brise légère du large qui entrait par la fenêtre lui donnait limpression dêtre sur un voilier. Il sétait endormi fort tard, après avoir bu quelques punch pour faciliter son sommeil.
Cette attente commençait à lui peser. Il navait pas lhabitude de linaction. Mais il lui fallait encore patienter. Daprès certains indicateurs quil avait à Washington son retour risquait de poser quelques problèmes.
Dans quelque temps, lorsque laffaire de la faillite serait oubliée, il pourrait déménager et aller rejoindre certains amis quil avait un peu partout dans le monde.
Avec largent quil avait mis de côté il navait aucun souci à se faire.
Un coup de vent un peu plus fort que les autres fit frissonner le rideau de la porte-fenêtre qui donnait sur le balcon. La lune était pleine et éclairait la chambre. Une ombre se profila dans lencadrement de fenêtre puis se glissa dans la pièce sans faire de bruit. Mais malgré tout John Gardiner se retourna dans son lit. Lorsque lombre ne fut plus quà un mètre du lit, John Gardiner ouvrit les yeux. Dun geste incertain il tâtonna sous loreiller à la recherche de larme quil y avait cachée.
Genève, 14h30
Une petite dame aux cheveux gris trottinait dans la rue de la Coraterie. Elle remorquait derrière elle un vieux monsieur qui la suivait en ronchonnant.
Cest tout à fait ridicule, répétait
M. Markowitz. Cest ton imagination qui te joue encore des tours.
Nous ferions mieux de tenir compagnie à Mélanie au lieu
daller Dieu sait où.
Tais-toi, dit la vieille dame,
sinon jy vais toute seule.
Arrivé sur la place neuve le vieux couple entra dans le parc des Bastions.
Et dabord dit M. Markowitz, comment la reconnaîtrons-nous?
Cest facile, dit la vieille dame, elle est rousse.