Du Salève à lOural
Simone Bouilleux
Des adhérents de Paloma, association culturelle de Collonges
ont voyagé en pensée du Salève à lOural,
lors de la Soirée russe organisée à Saint Julien
au Printemps. Mais certains ne sen sont pas contentés car
ils se sont rendus sur place pour découvrir les immensités
de la Sibérie sur les traces de Michel Strogoff et toute lhistoire
des cosaques, des mongols, des tatares, des tsars, des poètes,
écrivains, peintres et musiciens russes. Grâce à
trois autres associations culturelles, dont lune « Eurcasia »
de Thonon les Bains, qui compte des passionnés de lâme
russe et forment une très intéressante compagnie, chacun
apportant des précisions tant historiques, politiques, écologiques
que géographiques, ils se sont envolés sur Aeroflot en
direction de Moscou. Ils ont apprécié cette métropole,
foyer de lintelligencia russe où ont vécu les plus
grands quils soient tsars ou révolutionnaires. Ils ont
laissé de grands vestiges. Remarquable Kremlin vu de lintérieur
des remparts, la Basilique de Basile-le-Bienheureux avec ses huit chapelles
et que dire de plus de la magie de la Place Rouge où il ny
a encore pas si longtemps des files interminables se formaient pour
visiter le mausolée de Lénine mais que personne ne visite
plus aujourdhui. Après une nuit de repos, ils ont continué
en avion jusquà Krasnoyarsk, très riche en patrimoine
religieux et culturel et que les étrangers ne peuvent visiter
que depuis la Pétroiska. Le lendemain matin, ils se sont embarqués
sur le très mythique transsibérien inauguré en
1891 et terminé en 1906 dans lequel étaient rassemblées
plus de 3500 ouvres dart. Après un périple de 1087
km à travers la Taiga où parfois ne passe que 1% de lumière
solaire qui arrive au sol, et ils ont longé en partie limmense
fleuve de 4.000 kms. Arrivés à Irkoutsk, ville de 600.000
habitants aussi bien byzantine, chinoise queuropéenne,
ils ont été accueillis par de charmantes guides telles
que les chantait Gilbert Bécaud et qui parlent parfaitement notre
langue, Cest là quà 70 kms de Listvankia,
ils ont découvert le lac Baikal le plus long et profond réservoir
deau douce classé par Unesco comme patrimoine de lhumanité.
Chanté par de nombreux poètes: « Mer glorieuse, BaÎkal
sacré, glorieux navire; tonneau dOmoulsn; Eh! Bargouzine,
soulève la vague, le brave atteindra bientôt le rivage »,
Margrit a adoré la légende de Baikal qui avait 336 fils
(soit les 336 rivières qui se jettent dans le lac) et une seule
fille, sa préférée nommée Angara, soit lunique
rivière qui en part et qui désobéit à son
père qui voulait la faire épouser Ikoutz, fleuve voisin
mais Angara tomba folle amoureuse du beau Ienisse qui prend sa source dans les
hautes montagnes de Salan toujours enneigées, doù
rage du Père Baikal qui provoque souvent de terribles orages
La Sibérie est pleine de belles légendes.
