UNSpecial N° 633 — Octobre – October 2004
 

Au sujet de la myothérapie

Historique:

La première méthode ostéopathique fut mise au point par un américain du nom de STILL à la fin du 19e siècle.

Ensuite ont suivi la Chiropraxie, la Vertébrothérapie et des techniques plus récentes comme l’Ostéopathie myotensive, la méthode Mézières, etc..

Entretemps l’ostéopathie a aussi evolué. Puis, il y a quelques dizaines d’années, un ostéopathe américain du nom de JONES a mis au point une méthode dite de « counters- train » qui fut la première à utiliser le principe du « raccourcissement passif » des Muscles en thér apie. Mais celle-ci, peu développée, est restée une technique d’appoint.

Qu’est-ce que la Myothérapie?

La Myothérapie, elle a gardée le principe du « raccourcissement passif » des Muscles mais, grâce aux travaux de recherche d’un médecin français le Dr. POLAK, elle est devenue une méthode très performante qui se suffit à elle même pour traiter complètement la majorité des troubles et maladies ostéo-articulaires.

Ainsi la Myothérapie est une technique manuelle très douce où l’on traite les Muscles en les raccourcissant, par des mouvements passifs, sans forcer et sans dépasser l’amplitude articulaire.

Il n’y a pas de « craking », ce n’est pas une manipulation.

Statistiquement il a été constaté qu’il n’y a pas de douleurs articulaires, arthrose ou autres, sans contractures musculaires, qu’elles soient récentes ou anciennes. Et ceci est vérifiable à la palpation.

La meilleure preuve est que la plupart de ces douleurs disparaissent en traitant simplement le Muscle par Myothérapie.

De ce point de vue, l’Arthrose, si répandue, ne serait plus une cause mais une conséquence.

Un autre exemple: Les Sciatiques = la douleur lombaire, même violente n’est que la conséquence de contractures ou spasmes des muscles des membres inférieurs, qui eux sont la vraie cause et qu’il faut traiter en premier.

Le raisonnement de cette méthode se base sur le fait qu’il y a rarement de souffrance des os (sauf à un stade très tardif d’arthrose avancée).

Donc on fait en Myothérapie un diagnostic musculaire pour des troubles opstéoarticulaires.

Pourquoi?

Parce que le Muscle est la seule structure du corps qui a la propriété de se raccourcir ou de s’étirer, un peu comme un ressort, et qui peut s’adapter à plusieurs positions.

Ainsi, quand les Muscles autour d’une articulation sont relâchés, l’articulation est libre et mobile.

Alors que si les Muscles autour de l’articulation sont tendus, contractés, voire même fortement spasmés, cette articulation va perdre une partie ou même toute sa mobilité tant que dureront les contractures, parce que les Muscles en cause compressent en permanence, plus ou moins fortement, les deux parties de l’articulation.

Ainsi les Muscles qui créent le mouvement ou maintiennent une position durant un certain temps par une simple contraction, peuvent, à l’inverse, empêcher ou bloquer tout mouvement. Ils peuvent aussi rendre tout mouvement douloureux s’ils sont continuellement spasmés.

Cela nous amène à comprendre que toute diminution de la mobilité, associée à des douleurs dans n’importe quelle articulation du corps, aurait une origine musculaire = c’est la Cause de la plupart des désordres Ostéo-Articulaires.

Ainsi chaque traitement de Myothérapie va relâcher un peu plus les tensions, les contractures des muscles et en supprimer les spasmes.

Peu à peu les symptômes disparaissent d’eux-mêmes, parce qu’en ayant traité la cause, ils n’ont plus raison d’être.

Principales indications de la Myothérapie Toutes les affections d’origine Musculaires, Tendineuses ou Articulaires, d’origine traumatique ou non.

Soit traité rapidement après le choc pour empêcher justement l’installation de contractures pouvant entraîner des effets secondaires à plus ou moins long terme.

Soit pour le traitement plus tardif de ces séquelles: spasmes, douleurs aiguës ou latentes, dues à l’inflammation ou à la dégénérescence des cartilages articulaires.

Exemples:

Cervicalgies – Torticolis – Névralgies cervico-bracchiales – Migraines – Céphalées de tensions – Problèmes de mâchoires – Canal Carpien – Tennis elbow – Problèmes d’épaules (périarthrite) – Dorsalgies – Lombalgies – Sciatiques – Névralgies intercostales – Oppression thoracique (des angoisses; des douleurs pseudo-cardiaques) – Entorses – Tendinites – Jambes lourdes – Troubles de croissance des enfants – Crampes aux pieds, mollets – Toutes les arthroses (arthrose cervicale; du genou; de la hanche) – etc.

Jean-François Tonon.
Propos recueillis par Monique Eïd, OMS