UNSPECIAL No 632 – Septembre - September 2004

ÉDITORIAL

Les dinosaures ont toujours tort

Dinosaurs are always wrong

COMMEMORATION

Une tragédie

A tragedy


Communication du Conseil de Coordination de l’ONUG 


The UNOG Staff Co-ordinating Council Statement


Un Livre-hommage 


A book in memory of ‘Sergio’

INTERVIEWS

La gestion des ressources humaines 

Human resource management

PERSONNEL

Breaking the Stereotype: From Asebe Teferi all the way to Geneva

Workplace harassment


The harassment working group


59th Session of the ICSC


Let’s stay the same for a change


For whom was the General Assembly Hall reserved


A call to all staff


Notre caisse des pensions va bien!

GLOBE

Place des Nations: un nouvel environnement

Patchwork design - Ethiopian landscape sceneries


Enigmas (5): Atolls: a geological mystery


Grande vitesse 


Need to know 

SERVICES

Traduction à 9376 km

Opérateur de conférence: la voix sans faute


Conference operators: the flow must go on

Le bar de la presse fait peau neuve

ROSES & CACTUS

Bouquet de roses

LOISIRS

CAGI: soirées à thèmes

La Versoix à contre-courant 


Upstream along the Versoix


L’ONUG s’illustre au Relais de la santé

FEUILLETON

Second “suicide”?

Deuxième «suicide»?



 

 

Livre-hommage

pour mieux connaître «Sergio»

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Incrédulité, colère, émotion, effroi, profonde tristesse… Quels que soient leur nationalité, leur pays d’attache, le service ou l’agence auquel ils sont rattachés, les fonctionnaires de l’ONU ont tous partagé ces mêmes sentiments ce 19 août 2003, ressenti comme «notre 11 septembre à nous». Un événement qui a largement dépassé le cadre de l’Organisation, et a été vécu comme une onde de choc à l’échelle planétaire, comme en ont témoigné des dizaines de milliers de messages de condoléances reçus du monde entier. Des personnes nullement engagées dans l’humanitaire ou les droits de l’homme, ne connaissant rien au monde de la diplomatie ou des affaires internationales, ont été abasourdies, déboussolées, par cet attentat dirigé contre Sergio Vieira de Mello et son équipe. Des centaines d’anonymes, qui n’avaient jamais entendu parler de lui auparavant, impressionnés par les hommages publics rendus après son décès, ont regretté ne pas avoir croisé son chemin.

Nous avons eu cette chance. A diverses étapes de sa carrière, nous avons travaillé aux côtés de cet homme gai et généreux, qui portait un regard différent aux autres, et dont la disparition nous est apparue encore plus cruelle. Pour aider le public à mieux connaître ce «Meneur de paix», nous avons accepté la demande d’un éditeur suisse, Serge Kaplun, d’écrire un livre sur lui. Assorti de témoignages et commentaires d’autres collègues et amis, ce livre-hommage, qui n’est ni une biographie ni un recueil historique, retrace les principales étapes de son parcours professionnel. Nous espérons ainsi que nos lecteurs, surtout les jeunes qui pourraient en être inspirés, comprennent que l’ONU, en dépit de ses tares et ses imperfections, a aussi des raisons d’être suffisamment valables pour mériter d’y consacrer sa vie, comme l’a fait Sergio – non pas pour jouer les héros, mais parce qu’il y croyait.