UNSPECIAL No 632 – Septembre - September 2004

ÉDITORIAL

Les dinosaures ont toujours tort

Dinosaurs are always wrong

COMMEMORATION

Une tragédie

A tragedy


Communication du Conseil de Coordination de l’ONUG 


The UNOG Staff Co-ordinating Council Statement


Un Livre-hommage 


A book in memory of ‘Sergio’

INTERVIEWS

La gestion des ressources humaines 

Human resource management

PERSONNEL

Breaking the Stereotype: From Asebe Teferi all the way to Geneva

Workplace harassment


The harassment working group


59th Session of the ICSC


Let’s stay the same for a change


For whom was the General Assembly Hall reserved


A call to all staff


Notre caisse des pensions va bien!

GLOBE

Place des Nations: un nouvel environnement

Patchwork design - Ethiopian landscape sceneries


Enigmas (5): Atolls: a geological mystery


Grande vitesse 


Need to know 

SERVICES

Traduction à 9376 km

Opérateur de conférence: la voix sans faute


Conference operators: the flow must go on

Le bar de la presse fait peau neuve

ROSES & CACTUS

Bouquet de roses

LOISIRS

CAGI: soirées à thèmes

La Versoix à contre-courant 


Upstream along the Versoix


L’ONUG s’illustre au Relais de la santé

FEUILLETON

Second “suicide”?

Deuxième «suicide»?



 

 

3e partie (et fin)

Grande vitesse

F. Subiger, UONUG

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Après deux étapes de voyage, pleines de découvertes, d’innovations visitées par échappées, la grande vitesse se conçoit de mieux en mieux. Le rêve, l’espoir et le projet s’usent et viendront mourir, dans moins d’une année, comme pour mieux faire naître les progrès qui deviendront réalité.

Octobre 2005 sera le début de cette nouvelle ère de la grande vitesse.

140000 passagers, quotidiennement, verront deux villes distantes de 345 kilomètres, dans l’espace de 80 minutes, sous la même lumière. Le nombre de voyageurs augmentera tout aussi logiquement, car la ligne Taipei- Kaohsiung traversera cinq comtés dont les agglomérations formeront une mosaïque encore inconnue, une nouvelle sorte de ramification métropolitaine.

Cet ensemble d’agglomérations sera oxygéné par les apports ultrarapides des transports locaux et plus généralement par des stations très proches en notion de temps nécessaire pour partir ou arriver du grand tronçon principal

Taipei-Kaohsiung. Cet ensemble ne formera-t-il pas les grandes métropoles de demain? Ne va-t-on pas assister à une redéfinition des villes, lesquelles seraient côtières, d’un axe de transport très rapide et très pratique d’accès?

Ainsi, tout en étant résidant d’une des agglomérations ou de sa périphérie, on parcourra une étendue à l’échelle d’une moitié ou bien d’un quart d’un pays entier, en moins de deux heures, par exemple. Cette redéfinition ou plutôt les reformations des villes qui seront, d’une certaine manière, intuitivement, les nouvelles métropoles ramifiées du futur, me remémore un roman inédit ou inachevé de Jules Verne*, qui tentait de décrire, d’imaginer avec autant de détails possibles, les villes capitales des temps futurs, ainsi que la vie quotidienne de sociétés basées sur les avancées technologiques, alors que maintenant, nous y parvenons. Ce jour est presque demain; 2005 approche et les cinq régions ou comtés de Toayuan, Hsinchu, Taichung, Chiayi, et Tainan, entreront dans la composition et les reformations des villes du futur, car celles-ci donneront naissance, grâce à la grande vitesse, à d’autres petites villes qui évolueront et mûriront en renforçant les membrures, les industries et les cités de l’avenir de l’île de Taiwan.

Les cités de l’avenir, les cités des sciences, celles qui nous ouvrent leurs portes pour que nous puissions voir et apprendre ce que sera demain.

La cité de Hsinchu englobe le «Hsinchu Science-based Industrial Park» (HSIP**), ainsi qu’un institut de recherche des technologies industrielles; ces deux pôles formeront une nouvelle ville qui couvrira plus de trois cents hectares. Cette ville, d’un genre futur et cependant concret, se trouvera dans un triangle, dont on déduit aisément que le centre géométrique se retrouve idéalement placé lorsque l’on observe les tronçons ultarapides que représentent ses côtés.

Enfin, il n’y a certainement pas de meilleure visite détaillée sur le futur, que celle d’un «Science Park», par exemple celui de Tainan***, dans le comté du même nom, car c’est l’unique moyen de savoir à quoi demain pourra ressembler. Ce voyage en trois étapes, de Taipei à Kaohsiung, est un itinéraire complet, en quelque sorte, vers les villes du futur, les cités de demain. La vitesse est comme le vent que les grands navigateurs d’autrefois aimaient humer, tout en rêvant de pouvoir un jour dompter cette force naturelle, ces vents dont la vitesse paraissait variable et indéfinie.

Remarques

*Jules Verne, 1828-1905, a écrit de nombreux romans où l’on jugeait autrefois son imagination: or, en voyant avec anticipation les progrès qu’il tentait de découvrir, en devinant Paris au XXe Siècle, Jules Verne ne fit qu’annoncer, dans une forme romancée ou approchant la science-fiction, ce que seraient les villes et sociétés industrielles de l’avenir, y compris la prévision lointaine qu’un homme marcherait sur la lune.

**Charles Hsueh, conseiller au bureau du train à grande vitesse, dans la division qui s’occupe des surfaces de développement des stations, prévoit que Hsinchu deviendra la première nouvelle station à naître comme une agglomération du futur, grâce au HSIP, qui comprend aussi un complexe bio-médical.

***Tainan, station qui forme un triangle avec la cité de Tainan et le Southern Taiwan Science Park, largement couverte de champs de cannes à sucre, sera une destination favorite en reliant les accès de l’Expo
2008.