UNSpecial N° 631 — Juillet-Août – July-August 2004
 

Devise du relais de la Flamme olympique:

« Passez la Flamme, unissez le monde »

Photo Patrick Bertschmann.Historique
Tout commence par la mythologie grecque. Prométhée, le créateur de la race humaine, apporta sur terre une étincelle du feu céleste pour rendre l’homme maître des éléments. De par ses origines mythiques, le feu incarne la raison, l’illumination de l’es- prit, la liberté et la force créatrice de la race humaine.
Lors des Jeux antiques, la Flamme symboli- sait la pureté et brûlait sur l’autel de la déesse du foyer, Hestia, à Olympie.
Pour rester vive et pure, la Flamme sacrée devait être transportée rapidement du sanc tuaire de Prométhée au temple d’Athéna, sur l’Acropole. Quarante adolescents venus de dix tribus athéniennes couvraient chacun une distance de 2,5 km.
Pierre de Coubertin, fondateur du Comité International Olympique en 1894, évoqua dans un discours à la clôture des Jeux de Stockholm (1912) l’idée de la restauration de la Flamme olympique.
La Flamme brûla au stade d’Amsterdam en 1928 et à Los Angeles en 1932 sans que pour autant il n’y eut de relais. Mais c’est seule ment en 1934 que l’idée d’intégrer de façon permanente la Flamme aux Jeux Olympiques apparaît aux membres du Comité Internatio nal Olympique.
Dès lors, le relais de la Flamme devint une composante vitale de la célébration des Jeux.

Le Relais de la Flamme Olympique
Le Relais de la Flamme Olympique fait pas- ser d’un coureur à l’autre la Torche, qui par- tant d’Olympie (Grèce), achève son parcours au stade de la ville hôte des Jeux.
La cérémonie de l’allumage de la Flamme se tient à l’ancienne Olympie. La Flamme s’embrase aux rayons solaires reflétés par un miroir concave.
Cette année, la Torche portera la Flamme Olympique pour la première fois dans l’his- toire des Jeux olympiques, sur chacun des cinq continents, célébrant les valeurs des Jeux d’Athènes de 2004: paix, participation, héritage olympique commun et dimension humaine.
Le 13 août 2004, le périple de la Torche trouvera son apogée avec l’allumage de la vasque du Stade Olympique d’Athènes, mar- quant le début de la XXVIIIe Olympiade.

Photo Sergio Da Silva.Passer la Flamme: l’hymne du Relais de la Flamme Olympique
Le relais de la Flamme possède même son hymne propre «Passer la Flamme» (version anglaise, grecque et instrumentale).
« Passer la Flamme » est l’ouvre du célèbre compositeur et producteur Trevor Horn, étroitement lié aux plus grandes noms du monde de la musique tels que Paul McCartney, Bryan Ferry, Pet Shop Boys, Art of Noise, etc.
L’hymne, dont les paroles grecques ont été écrites par Lina Nikolakopoulou, est interprété en grec et en anglais par Yannis Kotsiras. Il accompagnera la Flamme Olympique tout au long de son périple.

Le symbole de la torche olympique
La Torche Olympique est le symbole primaire de l’idéal olympique, exhortant noble émulation, amitié et coexistence pacifique. 

Parcours en Suisse et au Palais des Nations

Bien que la Flamme brûle en permanence sur l’esplanade du Musée Olympique à Lausanne, elle n’est plus passée en Suisse depuis 1948 (soit 56 ans). C’est dire si l’événement est considéré comme historique!

La Flamme olympique est arrivée le 24 juin 2004 à 11 h 30, au Palais des Nations, à Genève, dans le cadre de son parcours à travers les cinq continents, qui s’achèvera à Athènes le 13 août prochain. M. Marc Rosset, champion olympique de tennis en 1992, portait la Flamme qui, pour la première fois de l’histoire, pénétrait dans le Palais des Nations.

Le porteur de la Flamme a été accueilli devant la Sphère Armillaire par le Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève, M. Sergei Ordzhonikidze, ainsi que par M. Adolf Ogi, Conseiller spécial du Secrétaire général pour le sport au service du développement et de la paix. Les deux hommes ont mis l’accent sur la relation étroite qui existe entre les idéaux olympiques et ceux des Nations Unies. Ils ont salué la Flamme comme constituant un symbole unificateur porteur, à travers le sport, d’un message de paix adressé aux peuples du monde.

(Extrait du communiqué de presse, Service de l’information, 24 juin 2004 (M/04/18).)