Ils sont le patrimoine du parc de lAriana
Les paons
Emmanuelle Gantet, ONUG
Les paons dans le Parc de lAriana lui sont indissociables. Le
testament de Gustave Revilliod, donateur du Parc en 1890 à la
ville de Genève qui le céda ensuite à la Société
des Nations dans les années 1920, contenait trois clauses dont
lobligation de laisser les paons se pavaner dans la propriété.
Depuis, ils vivent en semi-liberté seulement nourris par léquipe
des jardiniers du Palais des Nations. Sans abri, cest à
eux de se protéger des prédateurs tels les renards, les
corbeaux ou les buses qui attaquent les oufs ou les poussins. Si les
mâles dorment dans les arbres, les femelles, lorsquelles
ont des petits, restent au sol et deviennent plus vulnérables.
Dans les années 70 et 80, le parc bénéficia de
dons privés de couples de paons et en 1997, cinq paons furent
offerts par un parc zoologique japonais. Leur état sanitaire
vérifié à laéroport, ils furent gardés
en qua- rantaine dans une volière du Parc Ariana. Acclimatés
au parc, ils y sont restés fidèles. Léquipe
des jardinierssoccupe de leur santé. Ainsi, si vous voyez un paon qui
clopine sur une patte, nappelez pas: blessé par une voiture,
il se porte maintenant très bien.
Vous reconnaîtrez facilement les mâles avec leur longue
traîne bleue, ornée de beaux yeux multicolores quils
ouvrent pour séduire les femelles, plus discrètes, qui
disposent pour seule parure dun collier vert. Ces bêtes
cohabitent très bien avec lhomme sans lim- portuner,
sauf si vous les nourrissez, alors elles quémanderont avec leur
bec.
The Ariana peacocks: a part of our heritage
Think of the Ariana Park and you think of peacocks. Gustave Revilliod,
who bequeathed the park in 1890 to the city of Geneva which in
its turn handed it over to the League of Nations in 1920 left
a will containing three clauses, one of which stipulated that the peacocks
must be left to wander freely around the grounds. Since then they have
lived a life of relative freedom; they are fed by the Palais gardeners.
With no special shelters, they have to fend for themselves against such
predators as foxes, or the crows and buzzards that prey on their eggs
or chicks. While the males roost in the trees, females with chicks must
remain on the ground and are therefore more vulnerable.
In the 1970s and 1980s, a number of pea- cock pairs were donated by
private benefactors, and in 1997 five birds were given by a zoo in Japan.
After veterinary checks at the airport, they were first quarantined
in an aviary in the park. They are now well acclimatized and do not
leave the grounds. They are cared for by the gardeners. If you see one
of the peacocks hopping along on one leg, dont call a gardener
the bird was injured by a car but is now quite recovered.
The males are easily recognizable by their long blue trains covered
with lovely multi- coloured eyes; they fan their tails out to attract
females, which are somewhat plainer, with just a simple green collar.
The peacocks get on well with humans; they usually wont bother
you unless you feed them; then theyll keep coming back for more,
making the point with their beaks!
English version is produced by the English Translation Section