UNSpecial N° 631 — Juillet-Août – July-August 2004
 

Ils sont le patrimoine du parc de l’Ariana

Les paons

Emmanuelle Gantet, ONUG

Le paonLes paons dans le Parc de l’Ariana lui sont indissociables. Le testament de Gustave Revilliod, donateur du Parc en 1890 à la ville de Genève qui le céda ensuite à la Société des Nations dans les années 1920, contenait trois clauses dont l’obligation de laisser les paons se pavaner dans la propriété. Depuis, ils vivent en semi-liberté seulement nourris par l’équipe des jardiniers du Palais des Nations. Sans abri, c’est à eux de se protéger des prédateurs tels les renards, les corbeaux ou les buses qui attaquent les oufs ou les poussins. Si les mâles dorment dans les arbres, les femelles, lorsqu’elles ont des petits, restent au sol et deviennent plus vulnérables.
Dans les années 70 et 80, le parc bénéficia de dons privés de couples de paons et en 1997, cinq paons furent offerts par un parc zoologique japonais. Leur état sanitaire vérifié à l’aéroport, ils furent gardés en qua- rantaine dans une volière du Parc Ariana. Acclimatés au parc, ils y sont restés fidèles. L’équipe des jardinierss’occupe de leur santé. Ainsi, si vous voyez un paon qui clopine sur une patte, n’appelez pas: blessé par une voiture, il se porte maintenant très bien.
Vous reconnaîtrez facilement les mâles avec leur longue traîne bleue, ornée de beaux yeux multicolores qu’ils ouvrent pour séduire les femelles, plus discrètes, qui disposent pour seule parure d’un collier vert. Ces bêtes cohabitent très bien avec l’homme sans l’im- portuner, sauf si vous les nourrissez, alors elles quémanderont avec leur bec.

The Ariana peacocks: a part of our heritage
Think of the Ariana Park and you think of peacocks. Gustave Revilliod, who bequeathed the park in 1890 to the city of Geneva – which in its turn handed it over to the League of Nations in 1920 – left a will containing three clauses, one of which stipulated that the peacocks must be left to wander freely around the grounds. Since then they have lived a life of relative freedom; they are fed by the Palais gardeners. With no special shelters, they have to fend for themselves against such predators as foxes, or the crows and buzzards that prey on their eggs or chicks. While the males roost in the trees, females with chicks must remain on the ground and are therefore more vulnerable.
In the 1970s and 1980s, a number of pea- cock pairs were donated by private benefactors, and in 1997 five birds were given by a zoo in Japan. After veterinary checks at the airport, they were first quarantined in an aviary in the park. They are now well acclimatized and do not leave the grounds. They are cared for by the gardeners. If you see one of the peacocks hopping along on one leg, don’t call a gardener – the bird was injured by a car but is now quite recovered.
The males are easily recognizable by their long blue trains covered with lovely multi- coloured eyes; they fan their tails out to attract females, which are somewhat plainer, with just a simple green collar. The peacocks get on well with humans; they usually won’t bother you unless you feed them; then they’ll keep coming back for more, making the point with their beaks!

English version is produced by the English Translation Section