UNSPECIAL No 631– July-August - Juillet-Août 2004

ÉDITORIAL

Pire que la météo marine!

Worse than watching grass grow

INTERVIEW

Comment va la caisse des pensions?

How is the Pension Fund doing?

PERSONNEL

I Don’t understand

The 2004 Medal Awards Ceremony

Cérémonie de remise de distinctions 2004

19 août 2003, un an déjà

2004 UN Inter-agency games

Harcèlement au travail

The Staff Council created GPAFI

Le Conseil du personnel a créé le GPAFI

« Passez la Flamme, unissez le monde »

GLOBE

A fisherman’s in Hong Kong

Grande vitesse

Enigmas (4): Whose footprint is on the peak?

Fahrenheit 9/11

SERVICES

En travaux cet été au Palais des Nations - Work in progress this summer at the Palais des Nations

Les paons

Vers des sociétés du savoir

Did you know that?

LOISIRS

Pyroconcerts à Talloires 

Pourquoi ne pas le faire? – L’Ar du Tsan 

FEUILLETON

The suicide 

Le suicide?

 


 

 

(2e partie)

Grande vitesse

F. Subiger, UNOG

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En arrivant au premier tiers de notre voyage à grande vitesse, nous réalisons que le progrès de parcourir la distance Taipei-Kaohsiung en 90 minutes, soit la distance équivalente Zurich-Genève, met en évidence une vitesse de déplacement moyenne de 250 km/h.

En fait, en résumant toutes les notions de distance en temps, nous admettons très facilement des notions de vitesse qui pou- vaient sembler inimaginables il y a encore quelques années, car il existait des démonstrations ou des records de vitesse réels, mais sans que notre quotidien en fût effectivement transformé.

Aujourd’hui, il nous faut bien constater une généralisation de plus en plus évidente des transports à grande vitesse. Si le record de vitesse sur rail se situe au dessus de 500 km/h, nous pouvons donc même concevoir et accepter que 250 km/h soit une vitesse de déplacement devenue bien anodine. La conséquence de tout ceci dirige les concepteurs, les ingénieurs, les architectes, les urbanistes et les designers, à prolonger toutes les issues des destinations des voyages à grande vitesse; c’est aux points de liaison des différents centres urbains que la révolution des communications à grande vitesse s’opère. A ces points de liaison, une innovation perpétuelle intervient: la rencontre des vitesses physique et virtuelle qui déterminent les limites du monde actuel dans les possibilités de communications à grande vitesse.

Ainsi, lorsqu’il s’agit de porter un message, le transport virtuel est concerné; tandis que le transport physique concerne le trans- port effectif de personnes ou de toute sorte de choses qui voyagent.

Mais, nous direz-vous, quels peuvent être les rapports directs entre ces deux manifestations réelles de transports à grande vitesse?

Considérons premièrement, l’utilité fondamentale de chacun de ces modes de transports.

Le transport physique englobe tout ce qui se déplace, voyage et nécessite une organisation directe: des sources, des destinations, des indicateurs et des horaires. L’activité humaine se présentant au centre de toutes ces voies de communications.

Le transport virtuel regroupe et représente toutes sortes de liens et de liaisons indispensables aux fonctionnements et aux programmes les plus évolués afin que les équipements, les véhicules, les programmes, les informations et la gestion rendent possible ce miracle de communications à grande vitesse; plus concrètement, il faut des programmes, des réseaux de toutes sortes, une intelligence virtuelle accomplie pour que tout ceci existe. Ce miracle s’est donc bien produit. L’exemple taiwanais en est saisissant et me remémore une phrase célèbre, quoique prononcée dans une circonstance différente, cette phrase exprime assez justement notre surprise: « vous verrez, un jour cette petite île vous étonnera! » De taille comparable au terri- toire suisse, l’île de Taiwan renferme des merveilles dont les avancées technologiques nous étonnent de jour en jour. Si le train à grande vitesse est une réalité récente, il faut également citer un des métros les plus rapides au monde; ce qui ajoute aux ramifications des tronçons à grande vitesse, les compléments locaux et urbains qui rendent possibles les variantes d’itinéraires et les meilleurs accès aux voies ultra-rapides.

Pour que de tels progrès deviennent réalité, il faut naturellement une conjonction de facteurs importants. Tout ceci nous amène aussi naturellement à penser que la recherche et l’indus- trie sont les clefs de cette réussite des avances et innovations technologiques qui changent notre quotidien et nous font voyager dans ce nouveau monde à grande vitesse. En suite de quoi, nos activités quotidiennes, nos occupations, nos loisirs et notre manière de travailler s’en trouvent complètement réformés.

Enfin, toutes les applications techniques que nous venons d’explorer au long de ce voyage ont certainement pour cause légitime, la concentration accrue de matière grise, d’intelligences et de réalisations qui sont les fruits, les conséquences logiques, d’une société qui comprend et encourage la recherche scientifique.

Taiwan possède ainsi sa « silicon valley » et ses attributs. Dans de telles conditions, combien de rêves ou de miracles deviendront réalités?

Et, tenant compte du fait que 61% de la production mondiale des PCs, sont assemblés dans cette île, à combien d’autres innovations surprenantes devons-nous nous préparer?

Ainsi, nous approchons des deux tiers de parcours de notre voyage à grande vitesse et j’ai peine à m’arrêter en si bon chemin.

A suivre…