UNSpecial N° 626 — Fevrier – February 2004
 

Tech News

La biométrie en 3D

Sergio da Silva, ONU/STIC

L’identification de l’être humain par d’autres caractéristiques que son image photographique, son empreinte digitale ou l’analyse de l’iris à travers des systèmes biométriques (voir Tech-News No 57) vient d’être récemment présentée par des compagnies spécialisées dans ce type de systèmes.

Il s’agit d’un dispositif qui produit des images faciales en 3D qui rappellent les hologrammes et qui serait suffisamment fiable pour que ces images soient intégrées dans des documents d’identification.

L’enregistrement se fait à l’aide d’une caméra numérique qui enregistre une image vidéo à la vitesse de 25 séquences par seconde et d’un projecteur qui envoie un faisceau lumineux codé, et invisible à l’oil nu, sur le visage de la personne à photographier. Ce procédé ne dure que de trois à 10 secondes pour l’obtention d’une image en trois dimensions. C’est un instantané biométrique qui est produit en utilisant des algorithmes de reconstruction qui calculent les différences entre les lectures effectuées entre le balayage initial et le balayage final. C’est, en somme, le résultat de la restitution de l’enregistrement des déformations subies par le faisceau lors de l’analyse de la géométrie faciale de la personne.

L’image biométrique en 3D est enregistrée dans un film spécial et une image photographique standard en couleur de la personne photographiée est aussi sauvegardée dans une base de données.

Selon les indications des concepteurs du procédé, une personne qui se rapproche à moins de 2 mètres d’un point de contrôle de sécurité pourrait ainsi être identifiée en moins de cinq secondes.

Actuellement, le dispositif serait assez précis pour distinguer des jumeaux identiques. Des tests avec 36 jumeaux auraient permis de les distinguer les uns par rapport aux autres. Ce système serait suffisamment sensible pour différencier les réflexions provoquées par les os et les tissus, ce qui permettrait à des algorithmes de reconstituer parfaitement un visage.

Un grand obstacle à l’adoption de ce type de technologie 3D, c’est qu’elle implique la constitution de nouvelles bases de données en 3D.

Ref.: Wired