UNSPECIAL No 623 Octobre - October 2003

EDITORIAL

Deux misérables questions
Two miserable questions

INTERVIEWS

UNCTAD after Cancún
Disparition annoncée des timbres à Genève

PERSONNEL

L’ONU se met en trois.
Inauguration du mémorial.
Unveiling of Memorial to UN colleagues
Merci
News from the field
Merit pay
9th Annual Solidarity Fair at WHO 
9e Fête annuelle de solidarité à l’OMS
Sulafa

CACTUS & ROSES

SERVICES

A tous les utilisateurs d'Intranet
SBST: L’air du temps
BES: Room temperature  
Côté cour – Garden side
ITU Telecom World 2003
Did you know that

GLOBE

Серны, козероги, сурки и другие...
World sight day: 9 october 2003
Pourquoi ne pas le faire? (5)
Pourquoi ne pas le faire? (6)
Un des buts de la Francophonie
Why America still needs the UN
Shashi Tharoor: l’Emeute 
“Tell me about Bangladesh”
Nedd Willard’s Logbook
Getting-on-board v.s. going-to-bed

ARTS

Au théâtre ce soir
2004: International Year of Rice! 
2004: année internationale du riz!

FEUILLETON

Mélanie starts to fight
Mélanie se lance dans la bataille


 

 

Deux misérables questions

En septembre dernier, j’exprimais dans ces colonnes toute ma colère "devant le peu de protection de nos collègues" morts en Irak. "Alors que des dizaines de soldats surarmés tombaient tout autour, ils semblaient étrangement seuls au milieu d’un tel chaos." Ma colère n’a fait que grandir avec la publication du rapport Ahtisaari.

Lorsqu’on lit noir sur blanc que le système de sécurité à Bagdad était totalement inadéquat, que la gestion de la sécurité l’était tout autant et que des informations étaient disponibles sur une éventuelle attaque, cela fait bondir.

Par dela le fait de trouver qui sont les «coupables», ce que permettra d’éclaircir, je l’espère, l’enquête diligentée par le Secrétaire général, deux questions me hantent.

La première est: pourquoi a-t-il fallu attendre ce massacre pour se rendre compte que le système de sécurité de l’ONU ne fonctionnait pas? Certes, comme le dit le rapport, même des mesures de sécurité adéquates n’auraient pas empêché une telle attaque, mais elles auraient certainement minimisé la vulnérabilité du personnel et réduit le nombre des victimes.

Ma seconde question est: à quoi servent toutes ces institutions et départements chargés d’enquêter sur les dysfonctionnements de l’Organisation, sinon à compter s’il y a le bon nombre de feuilles dans les rames de papier à photocopier ? Peut-être serait-il temps là aussi de faire le ménage.

Malheureusement, j’ai trop peur de connaître les réponses à ces deux misérables questions. Elles se résument à trois mots bien connus: bureaucratie, incompétence et négligence.

Un dernier mot : merci au Secrétaire général d’avoir fait circuler le rapport Ahtisaari qui en d’autres temps aurait fini dans les oubliettes de l’histoire.

Le rédacteur en chef, Jean Michel Jakobowicz.