UNSPECIAL No 622– Octobre - October 2003

EDITORIAL  

They are so cute!
Ils sont tellement mignons!

INTERVIEW

Three by five: The new WHO challenge

PERSONNEL

“Everything you wanted to know about documentation, but were afraid to ask!”
Famille Samba, remerciements
Club “Saisons Russes”
Lorsque les profils génériques ne tiennent pas compte de la réalité humaine 
Le harcèlement moral: Quelle définition lui donner?

SERVICES – SPECIAL SECURITE

Le Palais des Nations, un lieu sécurisé?
La sécurité du Palais des Nations: les réalités du projet.
La sécurité au Palais des Nations
The security at the Palais des Nations
Tech News: Le «Desktop V» est arrivé!
Vers l’âge mûr des technologies de l’information 
Did you know that
City limits 

GLOBE

Significant movement to fight against
Challenges to CW (Common Wisdom)
“Perahera: a pageant in a fragile peace” 
Who assists the countryside home and orphanage to become self-sustainable
Pourquoi ne pas le faire? (3)
Pourquoi ne pas le faire? (4)
Les pyroconcerts de Talloires
Un guide Internet pour les jeunes 
A teen guide to the Internet
The meditation: The creative process 
Why America still needs the UN

FEUILLETON

La chance change de camp? 
A change of luck?

LAST PAGES

2004: année internationale du riz 
2004: the International Year of Rice!


 


 

 

La sécurité du Palais des Nations: 
les réalités du projet

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La sécurité est devenue l’un des soucis principaux de l’Administration des Nations Unies. Qu’allezvous faire pour l’améliorer au niveau des infrastructures? 

Voilà plusieurs années que nous y réfléchissons, mais les événements du 11 septembre ont précipité les choses. Les discussions avec les autorités suisses et en interne à l’ONU ont duré quatre ans, et ont conduit à un concept global. Depuis quelques jours nous entrons dans la phase de réalisation. Le projet comporte cinq éléments principaux.

Ces cinq éléments sont ?

Le remodelage des portails du Chemin de fer et de Pregny, le déplacement des activités du courrier et de la valise diplomatique à la périphérie du Palais, le remplacement des clôtures. Le cinquième élément, le portail des Nations, étroitement lié au projet de réaménagement de la Place des nations par les autorités suisses, n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant.

Que va-t-il se passer au niveau du portail du chemin de fer? 

Tout d’abord ce portail est légèrement déplacé de façon à se trouver juste en face du chemin Rigot et s’adapter ainsi au futur plan de circulation de l’avenue de la Paix. Il va aussi être agrandi pour devenir non seulement une entrée pour les fonctionnaires mais aussi le lieu de passage obligatoire pour les camions de livraison. En quelques mots: il y aura deux fois deux voies, un premier portail, avec un terre-plein au centre, une guérite pour les gardes et un bâtiment technique. Sur la droite une aire de manœuvres pour poids lourds permettra aux services de la sécurité de faire leur travail de vérification des camions de livraison. Un second portail délimite ce sas, dont la sécurité est renforcée par un système de blocage d’éventuels véhicules indésirables qui tenteraient de forcer le passage. La porte 30 centralisera toutes les livraisons, sauf celles de l’imprimerie et de la cafétéria qui continueront a être déposées au quai 49.

Et les piétons?

Les piétons pourront continuer à entrer par ce portail. Par contre, les routes à l’intérieur du parc seront redessinées de façon à éviter de traverser les parkings. Il y aura ainsi une route plus « directe » qui fera le tour du Palais.

Pour le courrier?

Le problème actuel est que des activités potentiellement dangereuses sont accom- plies dans l’enceinte même du bâtiment, sous les salles de conférences. En cas de colis piégé ou de lettre comportant des risques bactériologiques, le bâtiment n’est absolument pas protégé. C’est pourquoi nous avons décidé de créer un centre pour le courrier et la valise diplomatique qui se trouvera juste à côté de la porte 30. Ce sera un bâtiment totalement isolé du bâtiment principal.

L’effet esthétique risque d’être catastrophique d’avoir un tel bâtiment dans le parc?

Non, puisque ce bâtiment construit à flanc de colline ne sera pas vu depuis le Palais.

Quand commenceront ces deux projets? 

Les travaux du portail du chemin de fer ont déjà commencé. Quant au centre du courrier, de la valise diplomatique et des navettes, les travaux devraient commencer dans le courant 2004.

Et leurs coûts?

Pour le portail environ 3 millions de francs et le centre un peu moins de 7 millions.

Et en haut du parc que va-t-il se passer?

Le portail de Pregny va être totalement remodelé. Comme pour celui du chemin de fer, il y aura dédoublement des voies de circulation avec un système de sas. Par contre, à Pregny il y aura un nouveau bâtiment qui servira de centre d’accès pour les visiteurs, que ce soit le public, les délégués ou les fonctionnaires. Ce bâtiment, à gauche en entrant, semi-enterré à flanc de colline, sera composé de deux faux niveaux. La partie haute réservée aux services de la sécurité, la partie basse aux services des visites et des ventes. Ce bâtiment regroupera ainsi toutes les fonctions actuellement dispersées à la fois aux Feuillantines et au portail de Pregny.

Pour un coût de…?

9 millions de francs.

On pourra toujours rentrer au Palais par la route de Pregny?

Non cette entrée sera fermée. L’accès au Bocage et ses annexes ainsi qu’à l’Orangerie, se fera par une nouvelle route qui partira depuis le portail de Pregny.

A quel horizon tout ça?

2004-2005.

Et la circulation sera interrompue durant les travaux? 

Non. Les chantiers aux portails du Chemin de fer et de Pregny sont gérés de façon à les maintenir ouverts le plus possible.

Pour le reste, avez-vous l’intention de construire une muraille autour du Palais? 

Non, pas du tout. Ce que nous avons en tête est de remplacer les clôtures actuelles. Elles devraient atteindre 2.40 mètres. Ce travail sera fait au fur et à mesure puisqu’il n’implique aucune gêne pour les usagers.

En parlant de gênes ces travaux vont-ils créer des nuisances pour les fonctionnaires? 

Au niveau de la circulation elles devraient être minimes. Par contre au niveau du bruit cela risque d’être plus difficile. Mais nous ferons tous les efforts possibles pour en limiter les effets.

Et qui va payer tout cela? La Suisse? 

A l’origine, c’est le Gouvernement suisse qui a lancé l’idée à la suite de la pénétration du bâtiment par des manifestants en 1999. Les autorités suisses se sont dit qu’il coûterait moins cher de renforcer les infrastructures plutôt que d’avoir à mobiliser l’armée et la police sur place. Après le 11 septembre les choses se sont accélérées. L’Assemblée générale a décidé de débloquer plus de fonds pour mieux renforcer la sécurité. Ce qui fait qu’actuellement l’ensemble des travaux sera financé par l’ONU, le Gouvernement suisse ayant pour l’instant complètement retiré sa participation.

Et vous avez l’argent ?

Pour les premiers travaux l’argent est là et déjà engagé, le reste viendra l’an prochain. Nous ne pourrons cependant pas financer toutes les améliorations que nous avions programmées du fait de la non-participation du pays hôte.

Pour faire tous ces travaux vous devez être nombreux?

Pas vraiment! En fait ce qui est incroyable c’est que nous n’avons pas un seul poste supplémentaire. Mes proches collaborateurs et moi-même faisons un peu le rôle d’homme/femme orchestre. Je suppose que l’Assemblée générale compte que nous gérions ces travaux pendant notre temps libre, parce qu’entre temps nous avons toujours notre travail habituel. Heureusement nous sommes fortement épaulés par le consortium d’architectes et d’ingénieurs conseils Bugna et Barro, Bourquin et Stencek, Bonnard et Gardel, mandaté sur ce projet.

Comment cela se passe-t-il à New York?

Là, c’est différent car le projet de sécurité est géré dans le cadre d’un très grand projet de rénovation des bâtiments du Siège pour la gestion duquel une cellule spécifique a été créée.

Vous travaillez ici depuis deux ans, avant vous étiez dans le secteur privé. Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans votre nouvel univers? 

La lourdeur et la rigidité administrative. Chaque décision nécessite des mois de discussions. Dans le budget si vous avez 100 Fr décomposés en plusieurs lots, vous devez dépenser les différents lots… Sans pouvoir s’arrêter au budget global, ce qui permettrait plus de réactivité et d’efficacité dans la gestion technique et financière des projets.

Interview par Jean Michel Jakobowicz.