UNSpecial N° 622 — Octobre – October 2003
 

La sécurité

SBSTLe Palais des Nations, Siège principal des Nations Unies en Europe et centre mondial de conférences intergouvernementales, a une ampleur symbolique parfois pris à partie lors de manifestations de groupes militant Place des Nations. L’occupation brutale des locaux pendant 36 heures, le 22 février 1999, nécessitant l’intervention de la Police locale, a mis violemment en lumière l’importance d’améliorer la sécurité des bâtiments.

Un travail commun entre l’Office des Nations Unies à Genève, appuyé par la Mission suisse, et les acteurs de la Ville de Genève, du Canton et des autorités fédérales suisse a permis la concrétisation du projet de sécurisation du Palais. Il s’articule autour de trois zones: le périmètre et ses entrées, les circulations dans le parc et les cours, et les bâtiments. Il doit s’intégrer aux orientations du concept d’ouverture, de détente et de qualité de vie que la Ville de Genève souhaite développer dans le secteur des organisations internationales. Les événements du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis imposèrent de revoir l’avant-projet présenté par le consortium mandaté par l’ONUG, Bugna-Barro, Bonnard & Gardel, Bourquin & Stencek, avec des exigences sécuritaires supplémentaires. L’adoption, en juin 2002, par la 5e Commission de l’Assemblée générale d’un budget de plus de 20 millions de francs suisses, permettra de réaliser la plus grande partie du projet final. Et les travaux ont commencé à l’entrée Chemin de fer.

En priorité, va être réaménagée l’entrée Pregny, avec la construction d’un bâtiment de 850 m2 comprenant les accréditations courtes et longues durées, un accueil pour les visites guidées et un espace pour le service des ventes; les clôtures autour du Palais vont être modifiées; enfin, le courrier, la valise diplomatique et les navettes, de la cour du Secrétariat ou du bâtiment E, vont être déplacés dans un nouveau bâtiment vers le magasin porte 30.

L’objectif de M. Ruggero Gruet, Chef de la Section des bâtiments et des services techniques, conjointement avec l’équipe de la Sécurité et de la sûreté, dirigée par M. Roland De Stickere, est d’assurer aux fonctionnaires une sécurité optimale pour leur bien-être professionnel.

L’entrée Chemin de fer
En travaux de septembre 2003 à mars 2004

Le concept d’amélioration de la sécurité du Palais des Nations attribue à l’entrée Chemin de fer la fonction d’entrée dite « de service ». C’est ici que seront contrôlés tous les camions de livraison selon une procédure renforcée: aire d’arrêt spécifique en cas de contrôle prolongé, avec possibilité de faire demitour, routes d’accès direct au quai 49 et au magasin de la porte 30. Cette porte devra pouvoir absorber également exceptionnellement le contrôle des véhicules détournés de l’entrée Pregny. Et toute pénétration forcée du portail sera rendue impossible par des « road blockers ». Les horaires de livraison seront maintenus en dehors des heures d’arrivée des fonctionnaires du Palais utilisant également cette porte. Une double voie à l’entrée et à la sortie, un portail d’accès piétonnier électronique, une gué rite des gardes mieux adaptée et un centre de contrôle plus performant faciliteront les flux.

L’implantation de cette entrée respecte au mieux notre patrimoine arboricole et les contraintes de voirie avenue de la Paix et chemin Rigot. En venant de la place des Nations, vous ne pourrez plus tourner à gauche, il vous faudra passer par le chemin Rigot ou faire demi-tour à la place Albert Thomas. Par contre, à la sortie, liberté totale, tous les axes vous sont offerts.

D’ici mars 2004, les fonctionnaires du Palais devront malheureusement supporter deux désagréments temporaires: les travaux, et la fermeture occasionnelle de l’entrée Chemin de fer.

Emmanuelle Gantet, ONU.