Décadence humaine
Nicolas Emilien, ONUG
« Il n’y a pas de paix sans Homme, il
n’y a pas d’hommes sans Paix. There is
no peace without Human Being, there
are no men without Peace. » N.E.
Une fois de plus, lhumanité va grandir par la tragédie et la souffrance et non grâce à lamour, à lunion des cours et à la sagesse des esprits. Une fois encore, lAmour dun homme, ses convictions et son engagement sur le terrain vont offrir une opportunité à nos sociétés déshumanisées de reformuler leurs paroles de paix pour le bien-être présent et celui des générations futures.
Mais quil est cher le tribut payé à louverture
des consciences devant les dysfonctionnements du monde que nous avons
créé! Pourquoi la folie dune idéologie, un
désarroi personnel, le pouvoir de largent sont-ils commandés
exclusivement par la volonté de nier lAutre et par le sentiment
de haine pour conquérir le temps dun instant la destinée
dinnocents?
Il en va ainsi sur cette planète bleue, les gens meurent et sen vont dans lanonymat tout en ayant accompli les choses et les actes du cour au sein de leur famille ou de leur travail pour euxmêmes, et toujours pour les autres. Cest ce que nous appelons plus communément laltruisme. Cependant, quil soit au nom de Dieu ou du nihilisme ou quil soit au nom de lor noir ou de lor blanc, le fanatisme saccapare illégitimement cette notion daltruisme. Cest la raison pour laquelle il est important de différencier laltruisme qui sert lHomme à travers la création et laltruisme dégénéré qui sème le chaos et la terreur par la destruction.
Tout comme le Mahatma Gandhi, Steven Biko ou le pasteur Martin Luther King... Sergio Vieira de Mello avait choisi dagir au nom de lhumain en ouvrant pour la création dun monde meilleur où chacun aurait sa place sous le soleil de nos sociétés dites « civilisées ».
Néanmoins, quil semble difficile à ces hommes et à ces femmes charismatiques et érudits de jongler entre pouvoirs politiques, matières humaines et enjeux diplomatiques. Car, aussitôt placés au centre de conflits planétaires et de débats internationaux, leurs prises de positions politiques effacent instantanément la finalité et la valeur de leur mission à but humanitaire. En devenant ainsi otages de leurs discours et de leurs non-dits, ces individus deviennent également des cibles privilégiées en cas de désaccords ou de « troubles » au bon ordre de pays et de gouvernements.
Une fois de trop, cachées dans le brouillard de la désinformation ou de la surinformation, les véritables raisons dun tel crime contre lhumanité resteront silencieuses.