Réunion sur les pensions
Jean-Victor Gruat, BIT
Alappel des Représentants des participants et des Associations
et Syndicats du personnel des Organisations des Nations Unies basées
à Genève, avec le soutien de la FICSA et du CCISUA, une
importante réunion rassemblant de nombreux participants et bénéficiaires
de la CCPPNU y compris une forte délégation du
Centre international de Formation de lOIT à Turinsest
tenue au Siège du Bureau international du Travail le vendredi
6 juin 2003. Le Secrétaire du Comité mixte de la Caisse,
M. Bernard Cochemé, accompagné de M. John Dietz, Secrétaire
adjoint, et de M. Gilbert Ferrari, Chef du Bureau de Genève,
avait accepté de répondre à linvitation de
prendre une part active à cette réunion.
Lordre du jour était le suivant :
- Les tentatives de lAssemblée générale des Nations Unies dabuser de ses pouvoirs en matière de gestion du produit des cotisations;
- Lavenir de la Caisse : Financement, prestations, âge de la retraite, affiliation, administration.
Un Appel des Représentants des participants et des Associations
et Syndicats du personnel des Organisations des Nations Unies basées
à Genève, adressé à tous les participants
et bénéficiaires de la CCPPNU
[1] avait fait lobjet dune large diffusion auprès
du personnel. Rappelant les raisons ayant amené à lorganisation
de la réunion, le Président du Comité du Syndicat
du BIT, par ailleurs représentant des participants au Comité
des Pensions de lOIT, a souligné que celles-ci nétaient
pas imputables au Secrétariat de la Caisse, mais bien à
la 5e Commission de lAssemblée générale et
aux États Membres qui y siègent. Il a relevé que
la réunion avait cependant aussi pour objet de rappeler, sil
en était besoin, au Secrétaire de la Caisse que les représentants
des participants nétaient pas coupés de leur base
et isolés du personnel, dont le soutien actif avait déjà
permis, dans le passé, de déjouer certains mauvais coups
et de permettre certaines avancées.
Le danger du précédent créé par lAssemblée générale des Nations Unies en abusant de son pouvoir de tutelle sans motif ni justification est réel, et le personnel la bien compris, présent en grand nombre à cette réunion. Outre lanalyse juridique de la situation créée par ladoption de la résolution 57/286, pour laquelle les représentants des participants et les Syndicats et Associations du personnel ont été saisis dun avis juridique préparé par le Conseil du Syndicat du BIT, le personnel soutiendra avec la détermi- nation dont il a déjà su faire la preuve ses représentants au sein du Comité permanent du Comité mixte lors de sa réunion de juillet 2003 à New York, et sera prêt à répondre par laction, en cas de besoin, à loccasion de la
58e session de lAssemblée générale des Nations Unies qui souvrira le mardi 16 septembre 2003.
Le Secrétaire de la Caisse a brièvement rappelé le processus complexe de prise de décision sur les décisions du Comité mixte, a montré comment un dialogue constant était nécessaire entre représentants accrédités du Comité mixte, notamment ceux nommés par lAssemblée générale, et les membres de la 5e Commission, a souligné que peut-être la réaction négative de la 5e Commission aux décisions du Comité mixte portant légère amélio- ration des prestations pouvait provenir dune double incompréhension, celle du rôle dévolu à la tutelle dun organisme de sécurité sociale dune part, et le caractère nécessairement à long terme, au lieu de conjoncturel, de lappréciation de la situation financière dune Caisse de Pensions. Il a confirmé que ces questions feraient lobjet dun débat en profondeur lors de la réunion de juillet 2003 du Comité permanent.
Le Secrétaire de la Caisse a ensuite passé en revue les
principaux paramètres de la situation technique. La valeur marchande
des avoirs de la Caisse, après un maximum absolu dun peu
plus de 25 milliards de dollars atteint en 1999-2000 a bien résisté
aux fluctuations boursières et dépasse de nouveau les
23 milliards. Le taux de rendement réel des investissements de
la Caisse sétablit sur les 43 dernières années
(depuis
1960) à un taux moyen de 3.6%, supérieur à celui
retenu dans les évaluations financières. La situation
actuarielle de la Caisse a dailleurs été excédentaire
lors des trois dernières évaluations (1997, 1999, 2001),
lévaluation 2003 étant en cours. La maturation progressive
de la Caisse, avec une augmentation du nombre des prestataires de 37.000
en 1994 à 51.000 en 2002 alors que le nombre des cotisants progressait
de 64.000 à 83.000 sur la même période fait que
le financement des prestations requiert désormais de recourir
à une partie du produit des investissements ce qui est
normal dans une Caisse capitalisée, et était prévu,
mais nécessite que la politique dinvestissements prenne
en compte ce phénomène durable.
Le Secrétaire de la Caisse a souligné que la situation financière était extrêmement saine et robuste, et quil ny avait aucune raison de sinquiéter à court, moyen ou long terme pour lavenir financier de notre système de pensions.
Le secrétaire a ensuite répondu à de nombreuses questions et interventions des participants qui toutes témoignaient de leur attachement au système de pensions, à sa gestion tripartite, à la qualité du service rendu, et de leur détermination à agir pour non seulement préserver, mais encore améliorer le système.
En conclusion, les participants ont remercié les organisateurs pour leur initiative, réaffirmé leur disponibilité pour agir en tant que de besoin à lappel de leurs Associations et Syndicats, et ont pris date pour évaluer ensemble, à la lumière des travaux du Comité Permanent, les actions quil serait nécessaire denvisager en rapport avec la tenue de la 58e session de lAssemblée générale des Nations Unies.