4 millions de $ perdus
Je sais je me répète mais cette fois çen
est trop: je viens de passer quatre heures à remplir mon PAS.
Quatre heures pour un système dévaluation qui ne
sert Une demi-journée pour retrouver le site Internet du PAS
et mon mot de passe, remettre en route mon ordinateur qui sest
«planté» deux fois, et réécrire par
trois fois tout ce qui mystérieusement avait disparu il
parait que cest normal, ce sont des maladies denfance.
Si lon multiplie cette demi-journée par 8500 (le
nombre de fonctionnaires du Secrétariat), ce sont au total 4250
jours de travail qui sont perdus par an pour faire les PAS, soit léquivalent
de 40 postes pendant une année, ou plus dun fonctionnaire
à temps plein pendant toute sa carrière. Et tout cela
pour quoi faire? Si encore le PAS permettait de se débarrasser
de ceux qui ne font rien, mais ce nest pas le cas!
Dans lOrganisation je connais très très peu de
gens qui ne travaillent pas, mais comme partout il y en a. Celui dont
je parle est là depuis des lustres. Il savait quelques petites
choses en arrivant. Maintenant il ne sait plus rien sinon soccuper
de ses affaires personnelles qui prospèrent allègrement.
Un de ses chefs à bien essayé de le faire renvoyer parce
quil la surpris en pleine activité
pour une
entreprise extérieure. Mais en fin de compte cest ce chef
courageux qui a failli perdre son poste pour discrimination.
Depuis notre fonctionnaire ne fait plus rien et ne sen cache
pas. Son PAS est au beau fixe : à quoi bon lui donner une mauvaise
note puisque nimporte comment il est à quatre ans de la
retraite ! Il vient dailleurs de refuser un départ anticipé.
Pensez donc, où trouverait-il un aussi beau bureau pour mener
ses affaires?
Le jour ou le PAS permettra de débarrasser lOrganisation
de telles personnes, et non de pinailler sur une notation absurde, alors
peut-être le remplirai-je avec intérêt. En attendant
je continuerai à clamer que le PAS ne sert à rien
et quau contraire il perpétue des situations comme celle
mentionnée ci-dessus, et quen plus il coûte horriblement
cher à lOrganisation: 4 millions de $ par an.
Le rédacteur en chef, Jean Michel Jakobowicz.