UNSPECIAL No 620 – July-August / Juillet-Août 2003

EDITORIAL  
4 millions de $ perdus

$ 4 million wasted

INTERVIEW

After 35 years at the UN: au revoir

ROSES & CACTUS

PERSONNEL

Le fonds de pension en 6 tableaux 
Last chance, last call?
HRM reform in the UN broadbanding:
An idea whose time has passed

The ICSC 
Women in operations
CCISUA’S XVIIIth General Assembly
Obituaire: Giles Macnair Whitcomb
Réunion sur les pensions

SERVICES

Modernisation des salles de conférences - Côté jardin
Renovation of the Conference rooms – Garden side
Did you know that
Tech News: Mais… pourquoi centraliser?

GLOBE

The G-8 Summits – the issue at stake is that of fairness and justice
Collegium international éthique 
Altermondialistes et plurilinguisme
St Petersburg: History, Glory and Mystery
Europa: conceptions pour une paix éternelle  
Meditations: How the path was forged

LETTRES

DERNIERE MINUTE

Le Secrétaire général participe à la collecte

FEUILLETON

Mélanie Mercier née Markowitz (5)
(French)

(English)

ARTS

Ex Tempore
Club de musique


 

 

4 millions de $ perdus

Je sais je me répète mais cette fois ç’en est trop: je viens de passer quatre heures à remplir mon PAS. Quatre heures pour un système d’évaluation qui ne sert Une demi-journée pour retrouver le site Internet du PAS et mon mot de passe, remettre en route mon ordinateur qui s’est «planté» deux fois, et réécrire par trois fois tout ce qui mystérieusement avait disparu – il parait que c’est normal, ce sont des maladies d’enfance.

Si l’on multiplie cette demi-journée par 8’500 (le nombre de fonctionnaires du Secrétariat), ce sont au total 4250 jours de travail qui sont perdus par an pour faire les PAS, soit l’équivalent de 40 postes pendant une année, ou plus d’un fonctionnaire à temps plein pendant toute sa carrière. Et tout cela pour quoi faire? Si encore le PAS permettait de se débarrasser de ceux qui ne font rien, mais ce n’est pas le cas!

Dans l’Organisation je connais très très peu de gens qui ne travaillent pas, mais comme partout il y en a. Celui dont je parle est là depuis des lustres. Il savait quelques petites choses en arrivant. Maintenant il ne sait plus rien sinon s’occuper de ses affaires personnelles qui prospèrent allègrement. Un de ses chefs à bien essayé de le faire renvoyer parce qu’il l’a surpris en pleine activité … pour une entreprise extérieure. Mais en fin de compte c’est ce chef courageux qui a failli perdre son poste pour discrimination.

Depuis notre fonctionnaire ne fait plus rien et ne s’en cache pas. Son PAS est au beau fixe : à quoi bon lui donner une mauvaise note puisque n’importe comment il est à quatre ans de la retraite ! Il vient d’ailleurs de refuser un départ anticipé. Pensez donc, où trouverait-il un aussi beau bureau pour mener ses affaires?

Le jour ou le PAS permettra de débarrasser l‘Organisation de telles personnes, et non de pinailler sur une notation absurde, alors peut-être le remplirai-je avec intérêt. En attendant … je continuerai à clamer que le PAS ne sert à rien et qu’au contraire il perpétue des situations comme celle mentionnée ci-dessus, et qu’en plus il coûte horriblement cher à l’Organisation: 4 millions de $ par an.

Le rédacteur en chef, Jean Michel Jakobowicz.