UNSpecial N° 620 — Juillet-Août – July-August 2003
 

Message de Marlène Sequeira

UNS61908-00.jpg 164x200 C’est avec un sentiment d’incrédulité puis de grande tristesse que j’ai appris mardi 13 mai au matin la sou- daine disparition de Maryan Baquerot. Incrédulité, parce que Maryan semblait inaltérable, indéracinable, résistant à toutes les attaques. Tristesse, parce que Maryan c’était l’ONU telle que je la « pra- tique » depuis plus de trente ans: une famille. Maryan, c’était d’abord le copain de nos vingt ans ; le gars du budget qui faisait partie de la joyeuse bande des années 70 ; le copain qui savait déjà tout et qui était toujours disponible pour donner un avis, un conseil ; celui qui ne prenait rien au sérieux, sauf le travail et ceux qui travaillaient.

Maryan Baquerot! Ce nom ne laissait personne indifférent. Les représentants du personnel sont unanimes pour dire qu’il était un négociateur hors pair. Il était craint et res- pecté. Quelques collègues utilisent même le mot « jalousé ». Mais peu de collègues savent combien il avait à cour l’intérêt du personnel. Nous avons perdu un collègue, un ami. L’Organisation a perdu l’un de ses plus farouches défenseurs. Quelle que soit l’opinion personnelle que chacun peut avoir de Maryan Baquerot, devant la mort il ne doit plus rester que le respect dû à un fonctionnaire dont le travail a marqué l’action de notre Organisation pendant plus de 30 ans. Il reste le souvenir de ce gars du budget et de ce chef aussi ! Son intelligence, ses conseils et ce sourire qu’il avait quand il avait réussi à faire admettre ses arguments, tout cela va nous manquer ! C’est un membre de notre famille qui nous a quit- tés. Nos pensées vont à ses parents, sa femme et ses filles qui nous ont fait pleurer et rire à la fois à l’évocation de ce père qui les a tant aimées. Les membres du Conseil de coordination leur adressent leurs plus sincères condoléances.

L’auteur est Secrétaire exécutive au Conseil de coordination.