UNSpecial N° 620 — Juillet-Août – July-August 2003
 

Message du Secrétaire général Kofi Annan

Chers collègues et amis, C’est avec une grande tristesse et beaucoup d’émotion que je joins ma voix aux vôtres pour rendre un dernier hommage à Maryan Baquerot, qui était un collègue, mais aussi un ami de longue date.

A sa famille, à ses proches et à tous ses amis, j’adresse mes plus vives condoléances et les assure de ma profonde sympathie.

La voix de Maryan s’est éteinte, mais son écho résonnera à jamais dans nos cours. Brillant, doté d’une clarté et d’une vivacité d’esprit exceptionnelles, il a gagné le respect et l’admiration de beaucoup, et ce malgré, ou grâce à un francparler qui allait parfois jusqu’à l’irrévérence. II avait le génie des chiffres, le talent de la négociation et le sens des relations humaines. Son humour toujours en éveil cachait le plus grand sérieux, sur le plan professionnel bien sûr, mais aussi dans ses convictions privées.

Sa disparition brutale est un terrible choc pour tous ceux qui l’ont connu. C’est aussi une grande perte pour l’Organisation des Nations Unies, à laquelle il avait choisi de consacrer sa carrière. Maryan a servi l’Organisation à Genève, à New York et au Kosovo, gravissant tous les échelons hiérarchiques et marquant de son empreinte tous les postes qu’il a occupés. Nous garderons de lui le souvenir d’un homme qui n’a cessé de défendre les idéaux de l’Organisation, en mettant à son service ses nombreuses qualités d’esprit et de cour. Son exemple continuera de nous inspirer.

Aujourd’hui, mes pensées et mes prières vont vers sa famille. Puisse l’amour dont il vous a entourés vous aider à traverser la douloureuse épreuve du deuil.

Kofi Annan.