Iguanes marins des Iles Galapagos.
Promenade équatoriale
Yolanda Rojal
L’Équateur, considéré comme un des pays le plus écotouristique du monde, est traversé par la ligne équatoriale et divisé en quatre régions: la côte, les Andes, le bassin amazonien et les Îles Galapagos, ce qui montre la diversité du pays dont la superficie de 256.370 km, est petite à l’échelle américaine. En peu de jours et à n’importe quelle époque de l’année on peut voir ces quatre régions si différentes tant du point de vue physique que culturel.
Cest à Quito, capitale du pays, située dans la majestueuse Cordillère des Andes, avec ses 1,841.000 habitants, à laltitude de 2800 mètres, ville déclarée comme faisant partie du Patrimoine de lHumanité à cause de la richesse de larchitecture coloniale religieuse et de lart baroque, que commence la visite. Le choix de lHôtel Quito simpose, car en plus dêtre lié à lhistoire politique, sociale et culturelle du pays, sa situation privilégiée permet la contemplation des volcans enneigés. Négligé durant quelques années, administré aujourdhui par une chaîne suisse, lhôtel commence à récupérer son ancienne splendeur.
A une heure et demie de Quito, le Parc National de Cotopaxi, considéré comme le volcan en activité le plus haut du monde (5.897 m). Lhacienda San Agustin de Callo, au pied du volcan, à elle seule est un résumé de lhistoire du pays. Emplacement dune ancienne demeure princière inca, il en reste dimportants vestiges. Plus tard, avec la conquête espagnole, tout le domaine devint la propriété des augustiniens. La Mission Géodésique française y séjourna, ainsi quen 1802 Humboldt à qui lon doit entre autre chose, lappellation «avenue des volcans» à la partie centrale du couloir interandin. Aujourdhui, San Agustin appartient à une très vieille famille qui en a fait un hôtel de charme.
Réserve écologique Kapawi, Amazonie.
Mais, ce nest que le début du voyage, car la jungle nous attend à la réserve écologique de Kapawi. On y arrive dabord en avion depuis Quito, ensuite en pirogue. Au sein de la forêt vierge pluviale de lAmazonie équatorienne, ce complexe dans la construction duquel on na pas utilisé un seul clou, en utilisant la technique des indigènes Achuar, et où lenvironnement est respecté grâce à lénergie solaire et aux produits biodégradables, nous nous y trouverons à 15 jours de marche de lagglomération la plus proche. Kapawi, une nouvelle forme décotourisme, est en effet un projet innovateur dintérêt commun, dun tour opérateur privé et du groupe Achuar représentant 4.500 indigènes qui, à leur tour, font partie du plus important groupe linguistique et culturel de lAmazonie: 80.000 individus répartis entre Achuars, Aguarunas, Huambisas et Shuars.
Il sagit du premier projet du genre réalisé en Equateur, dailleurs récompensé par le prix «Ecotourisme Excellence» en 2000. Canodros, lentreprise privée responsable du projet Kapawi, sest vue attribuer à la fin de lannée écoulée (déclarée Année Internationale de lEcotourisme) le premier prix dans la catégorie paysages, montagnes et lacs, par le SKAI International lors de son Congrès Mondial.
De retour à Quito, nous prendrons lavion de la compagnie nationale Tame en direction de laéroport de San Cristobal dans lArchipel de Galapagos où nous attendra la silhouette élégante du bateau «Galapagos Explorer II» pour nous faire découvrir les îles de larchipel, connues par le caractère dadaptation de la faune et de la flore à travers des millénaires, ce qui a eu comme résultat la présence despèces uniques sur la planète et grâce auxquelles ces îles ont été inclues dans le Patrimoine Mondial de lHumanité en 1978. À San Cristobal, île très fertile, sur les hauteurs, on trouvera lhacienda «San Cristobal», une plantation de café, doux et parfumé, considéré un des meilleurs cafés bio de la planète et un bon souvenir à rapporter des Galapagos. Cette hacienda se trouve sur lemplacement dune ancienne plantation de canne à sucre où se sont déroulés au débout du 20e siècle des événements (en raison du despotisme de son propriétaire Manuel Cobos) qui font partie de lhistoire tumultueuse de ces îles.
Après Galapagos, nous nous dirigeons, toujours par air avec
TAME, vers Guayaquil, la plus grande ville du pays, avec 2,516.000 habitants.
Ville des tropiques par excellence, avec son climat chaud et humide,
sa végétation exubérante et son ambiance de port
des mers du sud. Située aux bords du grand fleuve Guayas, Guayaquil
est un important port du Pacifique et moteur économique du pays.
Les vestiges de son passé colonial sont rares en raison des incendies
qui se sont succédés. En ce moment, la ville est en train
de changer. A vue doil, les bords du fleuve se modernisent, des
vieux palaces sont rénovés, les lieux de promenade attirent
une bonne partie de la population, heureuse que la ville se soit rapprochée
du fleuve. Des ponts, des jardins, des musées, des théâtres
à lair libre, des restaurants et cafés, longent
le nouveau quai de Guayaquil.
Une visite de cette ville serait incomplète si elle omettait le Grand Hôtel Guayaquil, rendez-vous traditionnel des hommes politiques, des hommes daffaires et autres personnalités. Au cour de la vieille ville, avec son jardin tropical interne, il a le charme des anciens hôtels et une atmosphère à nulle autre pareille. Gino Luzi, directeur général depuis son ouverture, est un Suisse qui a contribué à faire de cet hôtel un endroit accueillant.
Pas trop loin de Guayaquil se trouvent les plantations vraiment exceptionnelles de bananes, parmi lesquelles il faut mentionner la plantation du groupe Wong, située à peine à 45 minutes de vol par petits avions. Un million de bananiers, le centre scientifique de recherche Rio Palenque pour étudier la faune et la flore, où le visiteur peut loger et une Fondation pour les enfants font partie intégrante de cette plantation. Quelques 3000 enfants des travailleurs du groupe vont régulièrement dans les écoles de la Fondation Wong.
Mais, noublions pas Bahia de Caraquez, célèbre
site archéologique, au bord de locéan. Petite ville
de la côte équato rienne et port de commerce depuis lépoque
précolombienne, peu de villes offrent autant dattraits
naturels et cultu rels que Bahía. En plus, cette ville vous offrira
tout ce que vous attendez dun endroit modèle de villégiature.
Et, si vous nen pouvez plus, allez à côté,
à Chirije, endroit isolé et calme avec une plage de sable
de plusieurs kilomètres et des petits pavillons où vous
vous reposerez royalement. Après y avoir mangé des fruits
de mer extraordinaires. Chirije est aussi un centre permanent de fouilles
archéologiques et son musée «in situ» est
fort intéressant.
À une heure et demie de Bahia simpose un arrêt pour visiter les ateliers renommés de Montecristi et de Jipijapa, où les artisans, selon des techniques ancestrales tressent les célèbres chapeaux appelés à tort «panamas».