UNSPECIAL No 618– Mai -May 2003

ÉDITORIAL
 
A Memorial
Un mémorial

INTERVIEWS – SARS

Le SARS: il faut être vigilant!
A Hanoï, on a oublié que c’est le printemps! 
In Hanoi we forget that it is spring!

SPECIAL SARS

Le Vietnam, premier pays a être parvenu a contrôler l’épidémie du SARS 
WHO extends its SARS travel advice
Microbes, micro-organismes, bactéries, virus et compagnie  
Hopes rise over fight against SARS
How Vietnam beat the bug
Cumulative Number of Reported Probable Cases of Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) 
Preliminary findings of the WHO Shanghai team  

TECH NEWS

Le capital de la connaissance 

Letter

Bravo!

ROSES & CACTUS

PERSONNEL

UN Award 21
UN Federal Credit Union opens liaison office in Nairobi, Kenya  
UNFCU Fact Sheet
Regards sur le Léman
Meditations
Getting Happy with the Rewards King

GLOBE

Problems of ownership for african cultural heritage
Promenade équatoriale
Moscow: Changing face,Unchanging soul
Lutter ensemble contre la pauvreté  
HIV/AIDS: Break the Silence

SERIAL

Mélanie Mercier, née Markowitz 
(French)

(English)



 

 

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Yolanda Rojal

L’Équateur, considéré comme un des pays le plus écotouristique du monde, est traversé par la ligne équatoriale et divisé en quatre régions: la côte, les Andes, le bassin amazonien et les Îles Galapagos, ce qui montre la diversité du pays dont la superficie de 256.370 km , est petite à l’échelle américaine. En peu de jours et à n’importe quelle époque de l’année on peut voir ces quatre régions si différentes tant du point de vue physique que culturel.

C’est à Quito, capitale du pays, située dans la majestueuse Cordillère des Andes, avec ses 1,841.000 habitants, à l’altitude de 2’800 mètres, ville déclarée comme faisant partie du Patrimoine de l’Humanité à cause de la richesse de l’architecture coloniale religieuse et de l’art baroque, que commence la visite. Le choix de l’Hôtel Quito s’impose, car en plus d’être lié à l’histoire politique, sociale et culturelle du pays, sa situation privilégiée permet la contemplation des volcans enneigés. Négligé durant quelques années, administré aujourd’hui par une chaîne suisse, l’hôtel commence à récupérer son ancienne splendeur.

A une heure et demie de Quito, le Parc National de Cotopaxi, considéré comme le volcan en activité le plus haut du monde (5.897 m). L’hacienda San Agustin de Callo, au pied du volcan, à elle seule est un résumé de l’histoire du pays. Emplacement d’une ancienne demeure princière inca, il en reste d’importants vestiges. Plus tard, avec la conquête espagnole, tout le domaine devint la propriété des augustiniens. La Mission Géodésique française y séjourna, ainsi qu’en 1802 Humboldt à qui l’on doit entre autre chose, l’appellation «avenue des volcans» à la partie centrale du couloir interandin. Aujourd’hui, San Agustin appartient à une très vieille famille qui en a fait un hôtel de charme.

Mais, ce n’est que le début du voyage, car la jungle nous attend à la réserve écologique de Kapawi. On y arrive d’abord en avion depuis Quito, ensuite en pirogue. Au sein de la forêt vierge pluviale de l’Amazonie équatorienne, ce complexe dans la construction duquel on n’a pas utilisé un seul clou, en utilisant la technique des indigènes Achuar, et où l’environnement est respecté grâce à l’énergie solaire et aux produits biodégradables, nous nous y trouverons à 15 jours de marche de l’agglomération la plus proche. Kapawi, une nouvelle forme d’écotourisme, est en effet un projet innovateur d’intérêt commun, d’un tour opérateur privé et du groupe Achuar représentant 4.500 indigènes qui, à leur tour, font partie du plus important groupe linguistique et culturel de l’Amazonie: 80.000 individus répartis entre Achuars, Aguarunas, Huambisas et Shuars.

Il s’agit du premier projet du genre réalisé en Equateur, d’ailleurs récompensé par le prix «Ecotourisme Excellence» en 2000. Canodros, l’entreprise privée responsable du projet Kapawi, s’est vue attribuer à la fin de l’année écoulée (déclarée Année Internationale de l’Ecotourisme) le premier prix dans la catégorie paysages, montagnes et lacs, par le SKAI International lors de son Congrès Mondial.

De retour à Quito, nous prendrons l’avion de la compagnie nationale Tame en direction de l’aéroport de San Cristobal dans l’Archipel de Galapagos où nous attendra la silhouette élégante du bateau «Galapagos Explorer II» pour nous faire découvrir les îles de l’archipel, connues par le caractère d’adaptation de la faune et de la flore à travers des millénaires, ce qui a eu comme résultat la présence d’espèces uniques sur la planète et grâce auxquelles ces îles ont été inclues dans le Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1978. À San Cristobal, île très fertile, sur les hauteurs, on trouvera l’hacienda «San Cristobal», une plantation de café, doux et parfumé, considéré un des meilleurs cafés bio de la planète et un bon souvenir à rapporter des Galapagos. Cette hacienda se trouve sur l’emplacement d’une ancienne plantation de canne à sucre où se sont déroulés au débout du 20e siècle des événements (en raison du despotisme de son propriétaire Manuel Cobos) qui font partie de l’histoire tumultueuse de ces îles.

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Après Galapagos, nous nous dirigeons, toujours par air avec TAME, vers Guayaquil, la plus grande ville du pays, avec 2,516.000 habitants. Ville des tropiques par excellence, avec son climat chaud et humide, sa végétation exubérante et son ambiance de port des mers du sud. Située aux bords du grand fleuve Guayas, Guayaquil est un important port du Pacifique et moteur économique du pays. Les vestiges de son passé colonial sont rares en raison des incendies qui se sont succédés. En ce moment, la ville est en train de changer. A vue d’œil, les bords du fleuve se modernisent, des vieux palaces sont rénovés, les lieux de promenade attirent une bonne partie de la population, heureuse que la ville se soit rapprochée du fleuve. Des ponts, des jardins, des musées, des théâtres à l’air libre, des restaurants et cafés, longent le nouveau quai de Guayaquil.

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Une visite de cette ville serait incomplète si elle omettait le Grand Hôtel Guayaquil, rendez-vous traditionnel des hommes politiques, des hommes d’affaires et autres personnalités. Au cœur de la vieille ville, avec son jardin tropical interne, il a le charme des anciens hôtels et une atmosphère à nulle autre pareille. Gino Luzi, directeur général depuis son ouverture, est un Suisse qui a contribué à faire de cet hôtel un endroit accueillant.

Pas trop loin de Guayaquil se trouvent les plantations vraiment exceptionnelles de bananes, parmi lesquelles il faut mentionner la plantation du groupe Wong, située à peine à 45 minutes de vol par petits avions. Un million de bananiers, le centre scientifique de recherche Rio Palenque pour étudier la faune et la flore, où le visiteur peut loger et une Fondation pour les enfants font partie intégrante de cette plantation. Quelques 3000 enfants des travailleurs du groupe vont régulièrement dans les écoles de la Fondation Wong.

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Mais, n’oublions pas Bahia de Caraquez, célèbre site archéologique, au bord de l’océan. Petite ville de la côte équato rienne et port de commerce depuis l’époque précolombienne, peu de villes offrent autant d’attraits naturels et cultu rels que Bahía. En plus, cette ville vous offrira tout ce que vous attendez d’un endroit modèle de villégiature. Et, si vous n’en pouvez plus, allez à côté, à Chirije, endroit isolé et calme avec une plage de sable de plusieurs kilomètres et des petits pavillons où vous vous reposerez royalement. Après y avoir mangé des fruits de mer extraordinaires. Chirije est aussi un centre permanent de fouilles archéologiques et son musée «in situ» est fort intéressant.

À une heure et demie de Bahia s’impose un arrêt pour visiter les ateliers renommés de Montecristi et de Jipijapa, où les artisans, selon des techniques ancestrales tressent les célèbres chapeaux appelés à tort «panamas».