UNSPECIAL No 618– Mai -May 2003

ÉDITORIAL
 
A Memorial
Un mémorial

INTERVIEWS – SARS

Le SARS: il faut être vigilant!
A Hanoï, on a oublié que c’est le printemps! 
In Hanoi we forget that it is spring!

SPECIAL SARS

Le Vietnam, premier pays a être parvenu a contrôler l’épidémie du SARS 
WHO extends its SARS travel advice
Microbes, micro-organismes, bactéries, virus et compagnie  
Hopes rise over fight against SARS
How Vietnam beat the bug
Cumulative Number of Reported Probable Cases of Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) 
Preliminary findings of the WHO Shanghai team  

TECH NEWS

Le capital de la connaissance 

Letter

Bravo!

ROSES & CACTUS

PERSONNEL

UN Award 21
UN Federal Credit Union opens liaison office in Nairobi, Kenya  
UNFCU Fact Sheet
Regards sur le Léman
Meditations
Getting Happy with the Rewards King

GLOBE

Problems of ownership for african cultural heritage
Promenade équatoriale
Moscow: Changing face,Unchanging soul
Lutter ensemble contre la pauvreté  
HIV/AIDS: Break the Silence

SERIAL

Mélanie Mercier, née Markowitz 
(French)

(English)



 

 

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Lutter ensemble contre la pauvreté

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Les dirigeants des villes méditerranéennes, de Barcelone à Istanbul, se réunissent à Monaco pour promouvoir les partenariats et mobiliser les ressources visant à améliorer les conditions de vie des pauvres.

La Principauté de Monaco a organisé, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un rassemblement des villes méditerranéennes, du 31 mars au 1er avril 2003, dans le cadre d’un forum visant à exploiter les solutions concrètes mises en place par les municipalités de la région en faveur des pauvres.

Plus d’une centaine de représentants des gouvernements et des autorités locales, ainsi que des membres de la société civile, d’ONG, des médias et des secteurs public et privé dans les pays au sud et au nord de la Méditerranée vont débattre des défis que constitue la fourniture des services sociaux de base, tels que l’alimentation en eau, les équipements sanitaires, le logement, les soins de santé et l’éducation aux pauvres vivant en milieu urbain. Les deux principaux thèmes à l’ordre du jour sont les échanges des pratiques novatrices en la matière, qui sont susceptibles d’être reproduites ailleurs, et la constitution de partenariats pour mobiliser les ressources permettant de réduire le fossé entre riches et pauvres. Le rassemblement de Monaco fait partie de l’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté (WACAP), un réseau de municipalités mis en place par le PNUD pour encourager les échanges d’expérience dans la façon de traiter la pauvreté, et promouvoir la coopération entre les villes sur des actions locales spécifiques.

Les municipalités représentées à Monaco comprendront notamment les villes suivantes du bassin méditerranéen: Tirana (Albanie), Annaba, Bejaia et Tizi-ouzou (Algérie), Dubrovnik, Rijeka et Split (Croatie), Grenoble, Lyon, Marseille et St. Etienne (France), Athènes (Grèce), Guspini, Reggio Emilia et Rome (Italie), Amman (Jordanie), Rabat et Tanger (Maroc), Alicante et Barcelona (Espagne), Bursa et Istanbul (Turquie).

Aujourd’hui, 48 pour cent de la population mondiale est concentrée dans les villes, petites et grandes. En 2030, ce chiffre atteindra 60 pour cent. Négligés par les institutions officielles, confrontés à la précarité de l’emploi et à la dégradation des conditions de logement, les pauvres qui habitent dans les villes n’ont pas d’accès aux services de soin et ne bénéficient pas d’une éducation ranéenne, du fait de la forte migration rurale vers les agglomérations urbaines ces dernières années, plus de 80 pour cent de la population est aujourd’hui concentrée dans les villes, grandes et petites. D’importantes disparités existent entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée tant au niveau de la scolarisation, des indicateurs de santé, du logement, et particulièrement en ce qui concerne l’accès à l’eau. Certains pays arabes du bassin méditerranéen comptent parmi les régions du monde qui souffrent le plus cruellement du manque d’eau, étant en deçà du minimum vital estimé à 1 000 m3 par personne et par an. Dans ces pays, les ressources hydrauliques renouvelables ne seront plus que de 740 m3 par an d’ici 2015, à moins que des mesures ne soient prises en faveur d’un changement pro actif des ressources et des politiques vers l’adoption de programmes environnemen taux de conservation.

Depuis septembre 2000, les dirigeants du monde ont souscrit à un nouvel ordre du jour en matière de développement, qui est dicté par les intérêts des pauvres et géré en fonction de ces derniers. Les objectifs de développement du millénaire (MDG) sont au nombre de huit, qui visent à améliorer l’éducation, la santé mater- nelle et la santé infantile, à promouvoir l’égalité des sexes, à combattre les maladies et à endiguer la déperdition des ressources renouvelables. Ces objectifs sont sous-tendus par une idée simple mais puissante, qui fixe un terme à la mondialisation galopante que nous connaissons aujourd’hui. Le rassemblement de Monaco s’articule autour de l’intégration de l’ordre du jour défini par les objectifs de développement du millénaire dans des schémas de développement proposés par les municipalités qui reflètent les besoins des pauvres.

«Les objectifs de développement du millénaire constituent l’ordre du jour le plus populaire en matière de développement puisqu’il est centré sur des questions qui comptent vraiment pour les gens ordinaires. Que ce soit pour un berger en Mongolie ou un commerçant à Mexico, l’idée de réduire la pauvreté, de scolariser les enfants, de fournir de l’eau propre et une meilleure protection sanitaire sont des besoins simples à comprendre, faciles à évaluer, et surtout réalisables dans le cadre d’engagements politiques et financiers au niveau des gouvernements et des autorités locales», a déclaré Mark Mallock Brown, Administrateur du PNUD.

La Banque mondiale, la Commission européenne, le Conseil de l’Europe, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement), l’UNOPS (Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets), l’UNITAR (Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche), le Centre des Nations Unies pour les établissements humains (Habitat) et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme participent à l’événement, ainsi que des unions de villes importantes comme l’Union internationale de villes et de pouvoirs locaux (IULA), Medcités, la Fédération mondiale des cités unies (FMCU) et l’Union des villes africaines. Des représentants d’ONG comme ENDA Maghreb et le Samu Social ainsi que des organismes internationaux et privés tels que la Fondation Internationale Carrefour, la Caisse des Dépôts et Consignations, la Fondation du Crédit Coopératif, Suez Environment, la Fondation Air France, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Banque Dexia ont également confirmé leur participation.

SAS le prince Albert de Monaco, Son Excellence Madame Tokia Saïfi, Secrétaire d’État française au Développement durable, Son Excellence Monsieur Chérif Rahmani, ministre algérien de l’Environnement et Madame Mercedes Bresso, présidente de la Fédération mondiale des cités unies (FMCU) et de la Coordination des associations mondiales des villes et des autorités locales (CAMVAL) seront présents à la cérémonie d’inauguration

L’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté (WACAP) a été créée par le PNUD en 1997, conjointement au lancement de la Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (1997-2006). Les forums mondiaux relatifs à ce programme d’action sont organisés tous les deux ans. Le premier a eu lieu à Lyon en 1998, le second à Genève en 2000 et le troisième à Huy, en Belgique, en 2002. Un quatrième forum est prévu l’année prochaine à Rome. Une réunion des villes africaines s’est tenue en 1999 à Alger et un rassemblement regroupant les capitales de tous les Pays les moins avancés (PMA) a eu lieu à Bruxelles, en mai 2001, en relation avec la troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés.