Le capital de la connaissance
S. da Silva, UNOG/ICTS
Dès les origines de la xylographie (impression sous presse,
dune plaque en bois gravée à lenvers) en Orient
vers le IXéme siècle, puis à lutilisation
de caractères en terre cuite vers le XIéme siècle
et, dautres, encore, métalliques, à partir du XIVéme,
puis encore en passant par Gutenberg au siècle XV, et à
la période actuelle dutilisation des «technologies
de linformation» il y a de nombreux siècles décart.
Cest une écriture qui a évolué, un nombre décrivains qui a progressé, un nombre décrits multiplié et celui des lecteurs sen est suivi. Le siècle dernier a été très riche par lacquisition de connaissances et du partage du savoir. Le développement de la compréhension, grâce à ce mélange de connaissances avec lexpérience, a permis de démystifier un certain nombre de «secrets», sur lunivers, lhumanité et lêtre humain.
Le résultat de recherches, détudes et dautres moyens de diffusion de la connaissance, constitue une gigantesque encyclopédie du savoir, actuellement disponible sur la toile et accessible à tout internaute. Il va de soi que cette masse dinformation pose des problémes de gestion, dauthentification, de droits, de sécurité, de normes, de tri, darchivage, de sélection et de consultation. Cest un capital immense de la connaissance humaine qui doit et qui devra être préservé et, qui pour cela, mérite lattention de plusieurs instances, tant au niveau national quinternational.
Au sein dune entreprise ou organisation, un probléme similaire se pose! Que faire de toute linformation créée au sein de chaque organisation? Quels critères utiliser pour déterminer sa durée de vie? Où et comment sauvegarder dinnombrables documents sous différentes formes? Comment les retrouver? Autant de questions formulées et qui demandent autant de réponses et de la création constante de procédures permettant une gestion de ce patrimoine du savoir, appelé: gestion de connaissances (knowledge management). Cela comprend à la base, la définition de principes: la constitution de la connaissance, codification, partage et manière de promouvoir lapprentissage et linnovation au sein dune organisation.
La mise en pratique des principes de gestion de connaissances, tels que la formation, la recherche, la navigation sur la toile ou la lecture de livres ou autres publications, se base sur un accès à la connaissance à travers des sources extérieures; et lutilisation de cette connaissance pour lappliquer dans des processus dorganisation, et de linclure dans des décisions, dans des produits ou des services à fournir. On peut représenter cette connaissance à lintérieur de lorganisation par des présentations, des documents, des bases de données et des logiciels spécifiques. Cela doit permettre le développement des connaissances ainsi que leur transfert dans dautres secteurs de lorganisation, grâce à un développement culturel conséquent et à des encouragements.
Les étapes de mise en application dun systéme de gestion de connaissances passent par lutilisation du capital de connaissances de lentreprise ou de lorganisation: il faut pouvoir évaluer la connaissance, la rassembler, la générer, laméliorer, la partager et la protéger.
La méthodologie sur lapplication de la gestion des connaissances est souvent méconnue. Pour quelle soit efficace, elle doit être bien comprise, pour pouvoir être bien appliquée.
Lacquisition dinformation et de la connaissance du monde extérieur, doit être intégrée dans le fonctionnement des organisations ou entreprises, pour mettre à jour des pratiques de travail: le stockage de cette information effectué de sorte à assurer un accès instantané, le partage de la connaissance et des présentations ou formation à lintention de ses utilisateurs, permettront des processus à lintérieur dune entreprise, qui pourront être gérés avec succès, à condition dune implication effective et active de son personnel.
La gestion de connaissances est une stratégie appuyée par la technologie et est le résultat dune synergie entre les gens, les processus et la technologie.