UNSPECIAL No 618– Mai -May 2003

ÉDITORIAL
 
A Memorial
Un mémorial

INTERVIEWS – SARS

Le SARS: il faut être vigilant!
A Hanoï, on a oublié que c’est le printemps! 
In Hanoi we forget that it is spring!

SPECIAL SARS

Le Vietnam, premier pays a être parvenu a contrôler l’épidémie du SARS 
WHO extends its SARS travel advice
Microbes, micro-organismes, bactéries, virus et compagnie  
Hopes rise over fight against SARS
How Vietnam beat the bug
Cumulative Number of Reported Probable Cases of Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) 
Preliminary findings of the WHO Shanghai team  

TECH NEWS

Le capital de la connaissance 

Letter

Bravo!

ROSES & CACTUS

PERSONNEL

UN Award 21
UN Federal Credit Union opens liaison office in Nairobi, Kenya  
UNFCU Fact Sheet
Regards sur le Léman
Meditations
Getting Happy with the Rewards King

GLOBE

Problems of ownership for african cultural heritage
Promenade équatoriale
Moscow: Changing face,Unchanging soul
Lutter ensemble contre la pauvreté  
HIV/AIDS: Break the Silence

SERIAL

Mélanie Mercier, née Markowitz 
(French)

(English)



 

 

Le capital de la connaissance

S. da Silva, UNOG/ICTS

Dès les origines de la xylographie (impression sous presse, d’une plaque en bois gravée à l’envers) en Orient vers le IXème siècle, puis à l’utilisation de caractères en terre cuite vers le XIème siècle et, d’autres, encore, métalliques, à partir du XIVème, puis encore en passant par Gutenberg au siècle XV, et à la période actuelle d’utilisation des «technologies de l’information» il y a de nombreux siècles d’écart.

C’est une écriture qui a évolué, un nombre d’écrivains qui a progressé, un nombre d’écrits multiplié et celui des lecteurs s’en est suivi. Le siècle dernier a été très riche par l’acquisition de connaissances et du partage du savoir. Le développement de la compréhension, grâce à ce mélange de connaissances avec l’expérience, a permis de démystifier un certain nombre de «secrets», sur l’univers, l’humanité et l’être humain.

Le résultat de recherches, d’études et d’autres moyens de diffusion de la connaissance, constitue une gigantesque encyclopédie du savoir, actuellement disponible sur la toile et accessible à tout internaute. Il va de soi que cette masse d’information pose des problèmes de gestion, d’authentification, de droits, de sécurité, de normes, de tri, d’archivage, de sélection et de consultation. C’est un capital immense de la connaissance humaine qui doit et qui devra être préservé et, qui pour cela, mérite l’attention de plusieurs instances, tant au niveau national qu’international.

Au sein d’une entreprise ou organisation, un problème similaire se pose! Que faire de toute l’information créée au sein de chaque organisation? Quels critères utiliser pour déterminer sa durée de vie? Où et comment sauvegarder d’innombrables documents sous différentes formes? Comment les retrouver? Autant de questions formulées et qui demandent autant de réponses et de la création constante de procédures permettant une gestion de ce patrimoine du savoir, appelé: gestion de connaissances (knowledge management). Cela comprend à la base, la définition de principes: la constitution de la connaissance, codification, partage et manière de promouvoir l’apprentissage et l’innovation au sein d’une organisation.

La mise en pratique des principes de gestion de connaissances, tels que la formation, la recherche, la navigation sur la toile ou la lecture de livres ou autres publications, se base sur un accès à la connaissance à travers des sources extérieures; et l’utilisation de cette connaissance pour l’appliquer dans des processus d’organisation, et de l’inclure dans des décisions, dans des produits ou des services à fournir. On peut représenter cette connaissance à l’intérieur de l’organisation par des présentations, des documents, des bases de données et des logiciels spécifiques. Cela doit permettre le développement des connaissances ainsi que leur transfert dans d’autres secteurs de l’organisation, grâce à un développement culturel conséquent et à des encouragements.

Les étapes de mise en application d’un système de gestion de connaissances passent par l’utilisation du capital de connaissances de l’entreprise ou de l’organisation: il faut pouvoir évaluer la connaissance, la rassembler, la générer, l’améliorer, la partager et la protéger.

La méthodologie sur l’application de la gestion des connaissances est souvent méconnue. Pour qu’elle soit efficace, elle doit être bien comprise, pour pouvoir être bien appliquée.

L’acquisition d’information et de la connaissance du monde extérieur, doit être intégrée dans le fonctionnement des organisations ou entreprises, pour mettre à jour des pratiques de travail: le stockage de cette information effectué de sorte à assurer un accès instantané, le partage de la connaissance et des présentations ou formation à l’intention de ses utilisateurs, permettront des processus à l’intérieur d’une entreprise, qui pourront être gérés avec succès, à condition d’une implication effective et active de son personnel.

La gestion de connaissances est une stratégie appuyée par la technologie et est le résultat d’une synergie entre les gens, les processus et la technologie.