Dans les coulisses du Sommet
Sergio da Silva, ONU/ICTS
LUnion Internationale des Télécommunications (UIT)
organise le Sommet Mondial de la Société de lInformation,
qui sera une rencontre majeure entre gouvernements, organisations internationales,
secteur privé et société civile, dans le but daboutir
à un engagement des gouvernements en vue de la vulgarisation
de la connaissance et des différentes langues et des cultures,
ainsi quun facteur de développement économique durable.
Nous avons rencontré Edmund Tam, du département des services informatiques, qui nous a immergé dans les préparatifs de linfrastructure informatique nécessaire pour un tel événement.
Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées concernant la couverture du sommet ? Tout dabord, des difficultés budgétaires qui nous ont contraints à utiliser les ressources humaines existantes ainsi que du matériel et des logiciels existants pour continuer à exercer les fonctions habituelles, de concert avec le travail préparatoire pour le sommet. Dans la pratique, cela se traduit par des heures supplémentaires et par du retard par rapport à dautres projets.
Est-ce que toutes les réunions préparatoires
du Sommet vont avoir lieu au même endroit ?
Non. Cela est encore un autre défi, puisque les réunions
préparatoires de février (17 au 28 février 2003)
se déroulent dabord au Centre International de Conférences
de Genève (CICG), puis au BIT et enfin, retour au CICG. Cela
suppose des difficultés logistiques que nous devrons supplanter.
Le déroulement dans 2 endroits différents entraîne
plus du double du travail préparatoire, plus de ressources humaines
et logistiques pour faire face à ce défi nouveau.
Avez-vous pensé à un moyen de faire partager les moments les plus importants de ces journées préparatoires avec ceux qui nont pas pu être présents ? Nous avions prévu déditer des DVD dans ce but, mais il ne nous sera pas possible de le faire pour les réunions préparatoires. Nous le ferons pour le Sommet en décembre prochain. Pour ceux qui voudront les suivre par Internet, il va falloir assurer la traduction simultanée en 6 langues, du discours des intervenants, de la transmission audio en direct à travers la toile (Internet) et la transmission audio et vidéo pour les universités intéressées par ces réunions préparatoires du Sommet. Malheureusement, nous avons été mis face à des problèmes de droit dauteur et la diffusion audio «live», prévue sur Internet est limitée à la langue originale pour cette fois. Ce type de couverture avec les 6 langues officielles de lONU sera cependant assuré pendant le Sommet en décembre.
Les transmissions en direct à travers la toile supposent toujours des moyens techniques appréciables, tels que la largeur de bande de fréquences. Est-ce que cela ne vous a pas présenté des difficultés ? En effet. Nous nous sommes rendus compte au début de nos travaux de prépa- ration à l UIT, que nous ne disposions pas de la largueur de bande de fréquences nécessaire pour assurer ces transmissions et que lacheter à des compagnies privées aurait été trop coûteux. Nous devions trouver des solutions novatrices. LONU à New York dispose dun moyen dassurer la couverture en direct des réunions sur la toile (Internet Broadcast Service). LONU à Genève a une liaison directe avec lONU à New York, et le BIT dispose dune connexion en fibre optique avec lONU Genève, qui peut être activée à la demande. LUIT dispose dun autre type de connexion avec lONU Genève: ATM (Asynchronous Transfer Mode). Voyez-vous, linfrastructure de base existe! Le fait est que les systèmes et les normes de communication ne sont pas les mêmes partout et quils ne sont pas gérés par les mêmes personnes. Notre défi est de faire tout le nécessaire pour mettre toutes les pièces du puzzle ensemble. Notre plus grande satisfaction est de constater que le tout fonctionne!
Avez-vous déjà une idée du nombre de participants qui sera présent pour cette rencontre à Genève au mois de décembre ? Il est toujours difficile à prévoir, mais les premières estimations indiquent au moins 1500 participants.
Comment vous sentez-vous à ce stade davancement des travaux, quelques jours avant le début de cette deuxième réunion préparatoire du Sommet ? Bien occupé! Il y a au minimum 20 personnes du département informatique, qui se sont dédiées à la préparation de cette réunion, sans oublier les collègues des autres départements. Avant le début des réunions, il y a toujours une certaine appréhension, et je pense que cela est normal. De toute manière, en cas de problèmes, nous avons planifié par avance un «plan B» à lextension possible. Et si le «plan B» se présente mal, nous passons au «plan C »
Quel effet cela vous fait-il de travailler pour ce projet ? Mis à part lintérêt à lobjectif du projet, jai une grande satisfaction à travailler avec les collègues dautres départements et dautres organisations; le tout en parfait esprit déquipe. Dautre part, un échange dimpressions avec Gary Fowlie, responsable de lorganisation du sommet, nous révèle lutilisation de formulaires électroniques pour permettre à chaque participant au sommet de soumettre ses idées en direct sur une base de données, pour faciliter la préparation et le déroulement du sommet. Dans la pratique, il sagit davoir, dans le site web de chaque agence, le type de formulaire destiné à ceux qui sont concernés par les sujets traités par lagence (OMS santé, UNICEF enfance, etc.).
Le rôle et limportance des technologies de linformation dans la société daujourdhui et de demain, peuvent être consultés dans un entretien avec M. Yoshio Utsumi, Secrétaire-Général de lUIT, publié dans UN Special (voir: www.unspecial.org et sélectionner le numéro: 607 mai 2002).
LInformation sur le Sommet est disponible sur le site: www.itu.int/wsis