UNSpecial N° 603 — Janvier – January 2002
 

Anouar Brahem

Au temple de Saint-Gervais, le 16 novembre 2001 à 20 heures, a eu lieu un concert de l’artiste tunisien Anouar Brahem. Ce concert de jazz s’est inscrit dans le cadre de l’Année des Nations Unies pour le Dialogue entre les civilisations. Ce concert a bénéficié du parrainage de l’Ambassadeur de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse, S.E.M. Mohamed Hatem Ben Salem. Anouar Brahem est né le 20 octobre 1957 à Halfaouine, au coeur de la Médina de Tunis. A 10 ans, il s’initie à l’oud et suit l’enseignement du Maître

Ali Sriti avec lequel il acquiert une connaissance approfondie de la musique savante arabe. Dans “Liqua 85”, il réunit quelques figures marquantes de la musique tunisienne, turque et du jazz français, notamment Abdelwaheb Berbeche, les frères Erköse, François Jeanneau, François Couturier, Jean-Paul Céléa. Directeur de l’Ensemble musical de la ville de Tunis en 1987, Anouar Brahem créa notamment “Ennaouara el achiqua”, né de sa rencontre avec le poète Ali Louati.

Depuis 1990, Anouar Brahem a enregistré cinq disques chez ECM: Barzakh, Conte de l’incroyable amour, Madar, Khomsa et Astrakan Café. Il a joué avec Jan Garbarek, Richard Galliano ou encore Manu Katché. Il a magnifiquement introduit l’art de l’oud dans l’univers du jazz.

Il s’est produit avec le trio qui enre gistra son dernier disque, particulièrement Barbaros Erköse à la clarinette et Lassaad Hosni aux percussions. Ce fut un très beau concert qui permis de mettre en valeur l’art de l’oud en même temps que celui d’un artiste dont Ali Sriti disait qu’il dispose d’un doigté et d’un toucher des cordes dont il est le seul à avoir le secret.