From Our Man in Absurdistan
Miscellany
Eric Blair, UN
Rule of Thumb: For reasons of efficiency, speed, cost, and flexibility, in the framework of the ongoing effort of reform and streamlining of the Organization, and in order to bring its organizational principles in line with established practice, the Staff Rules have been amended as follows:
Amendment to all Staff Rules all series: Pursuant to staff regulations 12.2, 12.3 and 12.4., and staff rule 112.2 (a), the following text, of new article1.0, is inserted in the Staff Rules: The Staff Rules shall apply whenever convenient only. In all cases where two or more staff members have conflicting interests, the decision of the highest- ranking or most senior interested party shall be deemed to constitute a final ruling. The United Nations Administrative Tribunal, the Joint Appeals Board, the Discrimination Panel, the Arbitration Commission, and all rebuttal panels and staff representative bodies are hereby abolished; due process is retired and undue process instated; the Universal Declaration of Human Rights is suspended in all United Nations compounds.
Likewise, the Staff Regulations have been amended by the addition of the same text, inserted as new article 101.0.
It is brought to the attention of all staff that the foregoing amendments are intended as a provisional measure, to remain in force on a trial basis while the relevant organs, having reached the tentative conclusion that the Staff Rules and Regulations have long outlived their usefulness, study the feasability, the desirability, and the potential benefits of their abolishment, as well as a timetable and politically correct official grounds for such measure.
Deux valent mieux quun: Il arrive parfois quun collègue de haut rang sen aille et quil ne soit pas remplacé tout de suite. Curieusement, labsence de chef ne semble pas entraver outre mesure la bonne marche de la Maison. Au-delà des questions évidentes et embarrassantes, posons celle-ci: Pourquoi ne pas convertir un tel poste de directeur en deux postes de travailleurs?
Sans blague: Lanthropologue anglais Nigel Barley estime que lhumour est une chose très sérieuse. Lhumour est le propre des gens sérieux, en somme. A lopposé, on reconnaît ceux qui se prennent au sérieux, mais ne le sont pas, à leur manque dhumour.
Horaire/horreur: Une lectrice
réagit (dans le numéro du 25 avril) à un article
paru dans le Monde sur le projet de la Commission européenne
de privilégier le mérite plutôt que lancienneté
pour la carrière de ses agents. Comme si les deux notions étaient
incompatibles. Cependant, si lancienneté est une donnée
objective, le «mérite» est une porte ouverte sur davantage
darbitraire qui permet tous les tours de PAS-PAS. Comment en effet
un chef de service incompétent peut-il juger du mérite de
ses subordonnés? Et quid sil est malhonnête
de surcroît?
La lectrice a bondi en lisant que le «mérite» des
agents se jauge en partie sur la question de savoir sils sont encore
joignables au bureau après 17 heures. Elle y reconnaît lidée
très répandue, en France et dans bien dautres pays,
que le critère principal pour juger du sérieux dun
cadre (dans le public comme dans le privé) est le temps passé
sur le lieu de travail, et notamment lheure à laquelle il
sort le soir de son bureau. [Non seulement] un tel raisonnement est très
réducteur, [mais] il pénalise surtout les femmes cadres,
même si elles ont été efficaces tout au long de la
journée de travail. En effet, comment concilier vie de famille
et horaires à rallonge?
En effet. Et pourquoi pas inclure dans les «critères»
celui dêtre joignable au bureau le matin avant 10, 9, voire
8 heures? Car lastuce de bon nombre de cadres grands «bosseurs»
tardifs au bureau consiste à narriver quà une
heure bien avancée le matin. Leur journée nest pas
plus longue, elle est décalée. Il sagit dailleurs
dune mauvaise question, et mal posée de surcroît. Car
elle parle du soir en oubliant le matin et, surtout, elle fait limpasse
sur la qualité du travail accompli pendant la présence plus
au moins «rallongée» au bureau.
Loin de nous dinterdire à tout un chacun de séterniser
sur son lieu de travail. Mais combattons lillusion qui assimile
durée et qualité; de récentes observations tendent
même à démontrer le contraire: que le travailleur
à temps partiel ou à horaire allégé (les fameuses
35 heures) est moins souvent malade et accomplit sa tâche de manière
plus expéditive. Rien de plus naturel: sil y a une vie après
le travail, on est plus motivé, et les biorythmes humains étalent
le travail à faire sur le temps disponible, quelle que soit sa
durée.
Il y a bien évidemment les estropiés de la vie, qui passent
tout leur temps au travail, mais il serait malsain de les ériger
en norme. Cest au fond une question de société: la
délinquance des mineurs, par exemple, serait-elle sans lien avec
labsence prolongée de tous ces parents retenus au bureau
en dépit du bon sens? Dans le fond, le temps de travail est du
temps de vie amputé. Travaille bien qui travaille court; la vie
et la société ont tout à y gagner.
Realpolitik: Où lidée de poids écrase le poids des idées.
Pense-bête: Où larrière-pensée fait figure de pensée.
Repression Without Representation:
Rumour has it that UNOG will be barred from Participating in the upcoming
SMCC (Staff Management Coordinating Committee) meeting, because in the
current chaos about the validity of the elections here the Administration
can distinguish no duly elected representatives to speak on our behalf.
SMCC used to be the Administrations fig leaf the appearance
of good governance an exercice where it would patiently
sit through the mandatory motions, before hurrying back to business as
usual (doing as it pleases) with utter disregard for the staffs
positions and the agreements reached. However, until this day, it could
point to the presence of staff representatives form the various duty stations
to pretend that it had respected established procedures.
The difference goes beyond mere semantics. If our leaders were honest,
they would postpone SMCC to allow the problem of UNOGs staff representation
to be solved and then proceed in a genuine plenary. But why bother? Who
needs the cumbersome pretense of principled management where lawlessness
is the rule of the place? The Administrations approach has at least
the merit of clarity. To be consistent, it could drop the other staff
participants as well, and then, while theyre at it, the meeting
itself. That could be sold to our stakeholders (the indifferent
States) with a claim of, say, enhanced efficiency and a reduction
in the cost of operating the Organization or some other buzzword
of the day. Dirty, but quick. Who, beyond us, disposable staff, cares,
after all?