ACDP NEWS
Pourquoi ne pas en parler?
André Rotach, ONU
ACDP est (pour ceux qui se posent la question) le sigle anglais du Groupe de travail des nominations et de lorganisation des carrières (sic) des agents des services généraux.
Les transferts lateraux
1) Selon les directives de 1993:
○ Point
4: Les chefs de département ou de service peuvent procéder
à des réaffectations latérales du personnel après
laffichage régulier des postes concernés et en informant
le Groupe de travail.
○ 11: Si le chef du département ou du service en question identifie
parmi les candidats un fonctionnaire qualifié occupant un poste
de la même classe que celui à pourvoir, il demandera au Service
du personnel dapprouver cette réaffectation latérale,
ce que ce dernier fera en se conformant aux dispositions du paragraphe
4 plus haut.
Soit, dans lesprit des directives à lépoque: les chefs de département ou de service peuvent effectuer des transferts latéraux à lintérieur de leur département ou service.
2) Note à usage interne du 23 mars 1994: Comme lindique son titre, cette note était à usage interne; il sagissait de savoir comment adapter à Genève lapplication de la ST/AI/390 (constitution des groupes départementaux) dans le but de prévenir la multiplication des groupes. Dans cet esprit, le seul Groupe départemental, pour Genève, «devrait être le Groupe de travail des nominations et de lorganisation des carrières des agents des services généraux» (deuxième paragraphe de la note), ce qui tend à prouver quil ne sagissait pas de modifier les directives du Groupe de travail, mais bien dadapter la ST/AI/390 à la situation.
3) La lettre du Chef du Service des ressources
humaines du 22.02.1999 est une interprétation de la
note à usage interne, sans tenir compte des éléments
cités plus haut; il est important de noter que le chef en question
nétait pas à lONUG en 1993 et 1994. La lettre
constitue une modification unilatérale, sans quil y ait eu
de discussions préalables, alors que le point 22 des directives
de 1993 est très clair: Ces directives feront lobjet
dune révision dun commun accord des deux parties.
Ceci est dautant plus vrai que dans les nouvelles directives en français, il semble que lon se dirige vers un accord plus précis: Conformément à la circulaire ST/AI/ 1999/8, les chefs de département ou de bureau peuvent continuer à réaffecter latéralement des fonctionnaires à lintérieur de leur département/bureau, cest-à-dire les transférer à des postes de même classe, en en informant le Service de la gestion des ressources humaines. Ces transferts sont signalés au Groupe de travail des nominations et de lorganisation des carrières des agents des services généraux à Genève par son secrétaire. En ce qui concerne les transferts entre départements, la procédure daffichage et de présentation au panel doit être appliquée.
Alors pourquoi ne pas appliquer ces nouvelles directives, comme cela se fait déjà dans certains cas comme par exemple, le délai de 12 mois pour postuler à nouveau?
Highlights ou le choix des larmes
Conseil à tous les fonctionnaires:
Si cela vous a échappé, dans les Highlights 22, page
3, Mobility, il est écrit: One lateral move will be required
before a promotion. Je conseille donc vivement à tous les
fonctionnaires qui espèrent une promotion dans les cinq prochaines
années de demander immédiatement un mouvement latéral,
car la liste dattente risque dêtre longue! Ceci sadresse
tout particulièrement à ceux qui savent que leur supérieur
direct va partir dans les mois à venir.
Dans ces mêmes Highlights, on nous explique également le fonctionnement du futur CRB (Central Review Board) appelé à remplacer lACDP. Une question se pose: qui traitera les demandes de transferts latéraux dun service à lautre ou à lintérieur dun même service? LAdministration ou un CRBBIS? Car ces demandes seront logiquement au moins aussi nombreuses, et vraisemblablement plus, que les demandes de promotion. Et comment justifier la sélection de ce fonctionnaire-ci et pas de celui-là?
Pourquoi tous les changements actuels alourdissent le fonctionnement de ladministration?
Il y avait déjà le PAS, vu, revu, corrigé, révisé, pesant, à refaire chaque année, bref, la hantise des superviseurs qui parfois le recopient dune année à lautre. Quelle dépense dénergie et quelle perte de temps!
Il y avait aussi IMIS, le seul système informatique qui ait été instauré pour multiplier les tâches, compliquer les fonctions, surcharger les utilisateurs, augmenter la consommation de papier et qui, de surcroît, soit grand créateur demploi: des services entiers ont vu le jour de par le monde pour tenter de limplanter et de le gérer.
Ny a-t-il donc pas de limite à la bêtise administrative?
LACDP-CRB étant une source de sujets intarissables, Jespère vous retrouver bientôt