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Des systèmes alimentaires durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition

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16 octobre 2013 – Journée mondiale de l’alimentation

 

SANDRA AVILES, DIRECTRICE AD INTÉRIM & SILVANO SOFIA, CHARGÉ DES RELATIONS EXTÉRIEURES / BUREAU DE LA FAO AUX NATIONS UNIES À GENÈVE

 

Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre l’insécurité alimentaire ces dernières années, près de 870 millions de personnes souffrent encore de la faim et, au rythme actuel, de nombreux pays, notamment en Afrique, ne pourront pas atteindre le premier objectif du millénaire pour le développement qui consiste à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de l’extrême pauvreté et de la faim d’ici à 2015.

Les défis sont conséquents. Il s’agit de mettre en place des solutions durables afin de nourrir une population mondiale qui pourrait dépasser les 9 milliards d’habitants d’ici à 2050, ceci dans un contexte de consommation intensive de ressources naturelles limitées et de gaspillage alimentaire ayant des coûts économiques directs de 750 milliards de dollars par an. La malnutrition impose également des coûts élevés à la société et se présente sous de multiples aspects :

  • Dans le monde, un enfant de moins de 5 ans sur quatre souffre d’un retard de croissance. Ainsi, 165 millions d’enfants sont dans un état de malnutrition tel qu’ils ne pourront jamais réaliser leur plein potentiel physique et cognitif.
  • Deux milliards de personnes environ ont une carence de vitamines et de minéraux essentiels à la santé.
  • 1,4 milliard de personnes environ sont en surpoids. Parmi elles, près d’un tiers sont obèses et exposées aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à d’autres problèmes de santé.
  • Chez les femmes, la malnutrition accroît la probabilité de donner naissance à des nourrissons ayant un poids insuffisant et susceptibles de présenter des déficiences physiques et cognitives.

16 octobre 2013 – Journée mondiale de l’alimentation La malnutrition impose des pertes de productivité et des coûts directs en matière de santé qui représenteraient 5% du revenu mondial, soit 3500 milliards d’USD par an ou 500 USD par personne. La suppression de la malnutrition à l’échelle mondiale est un défiqui paraît hors de portée, mais le retour sur investissement serait considérable. Par exemple, si la communauté mondiale investissait 1,2 milliard d’USD par an pendant cinq ans dans la réduction des carences en micronutriments, il en résulterait une amélioration des conditions de santé, une baisse de la mortalité infantile et un gain de 15,3 milliards d’USD par an.

Dans ce cadre, les systèmes alimentaires jouent un rôle clé. Ceux-ci sont constitués de l’environnement, des personnes, des institutions publiques et privées et des processus qui entrent en jeu dans la production, la transformation et la distribution des produits alimentaires. Chaque composante du système alimentaire a une incidence sur la disponibilité et sur l’accessibilité des aliments en bout de chaîne – lesquels doivent être variés et nutritifs – et donc sur la capacité des consommateurs à suivre un régime alimentaire sain. Lutter contre la malnutrition suppose donc d’engager une action intégrée, basée sur le respect du droit à l’alimentation et fondée sur des interventions complémentaires dans l’agriculture et l’agroalimentaire, la gestion des ressources naturelles, la santé publique et l’éducation.

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