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Entretien : M. Lahouari Belgharbi, OMS

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Le comité du personnel lance une campagne de communication

 

ELISABETH WILSON

Notre magazine, co-fondé par l’OMS en 1949, accompagne cette initiative, qui vise à présenter cette Organisation, dont l’expertise et l’action s’avèrent indispensables à notre humanité.

M. Lahouari Belgharbi, OMSVous êtes le président du comité du personnel de l’OMS. En quoi consistent vos fonctions ?
Je gère une équipe de 20 membres élus par le personnel et nous avons deux secrétaires. C’est l’OMS qui nous finance. Cela représente 40 % du budget de l’association du personnel. Nos activités sont basées sur un plan stratégique et nous avons plusieurs axes de mise en oeuvre : défendre les conditions de service et activités de promotion. Pour ce faire, le personnel dispose également de groupes conjoints paritaires avec l’administration. Nous intervenons dans les comités de recrutement, de réaffectation et de promotion du personnel, le comité de l’assurance maladie et un comité de solidarité pour aider le personnel. Comme vous le voyez, nous sommes très actifs dans la gestion de l’organisation !

Pourquoi et quand le comité du personnel a-t-il été créé ?
L’association est gérée par le Comité du personnel. Elle existe depuis 1960 et est basée à Genève. Initialement, elle a été créée pour que les gens puissent échanger leurs problèmes. Ensuite, le travail a augmenté quand l’association est devenue membre de la FICSA. Cette fédération nous représente au niveau des Nations Unies, pour le suivi des conditions de service, car les conditions d’emploi sont gérées par la Commission internationale de la fonction publique. C’est elle qui décide des échelles de salaire du personnel des Nations Unies. Ensuite les activités du Comité du personnel de l’OMS se sont graduellement développées avec les nouveaux moyens de communication, dont l’internet.

Quel est votre parcours ?
Je suis un spécialiste de la qualité des vaccins. Ma fonction est de vérifier et de contrôler que les vaccins produits dans le monde le soient selon des normes de qualité, de sécurité et d’innocuité. J’ai commencé au PNUD, au FNUAP et à l’UNICEF. C’est via le programme de vaccination de l’UNICEF que je suis entré à l’OMS. J’y ai retrouvé ce côté humaniste consistant à aider les plus démunis. Je me suis ensuite spécialisé dans le domaine de la réglementation. Comment les autorités nationales peuventelles réglementer et contrôler la qualité des vaccins produits par eux ou achetés ? C’est une spécialité rare qui n’existe qu’au sein de l’OMS et dans les agences de réglementation.

Qu’est ce qui vous passionne dans cette organisation ?
Elle prône des valeurs universelles. Depuis tout petit, j’étais fasciné par ce drapeau qui représentait un globe idéal, avec tous les continents. J’aimais cette couleur bleue qui symbolisait l’espoir et la paix. J’étais conscient du fait que les valeurs que l’organisation représentait, le don de soi et aider les plus démunis, était quelque chose que je voulais faire. Le drapeau de l’OMS c’est à la fois un emblème, un branding et des valeurs universelles que nous devrions mieux faire connaître au grand public.

La situation financière de l’OMS est complexe, voire préoccupante. Brossez-nous un portrait de ce qui se passe.
L’OMS compte 194 États membres. C’est un organisme qui a des qualités. Hélas, nous sommes souvent comparés à une bureaucratie lente et inefficace. Mais, essayez d’imaginer une seconde ce qui arriverait si l’OMS cessait d’exister : dans le cas des vaccins, certains standards disparaîtraient. Donc, tous les pays commenceraient à faire leurs propres vaccins, mais avec des standards hétérogènes. Les produits coûteraient plus cher et ne seraient pas accessibles à tous. De plus, il n’y aurait pas le même système de contrôle de la qualité. À l’OMS, on a l’avantage de rassembler des experts mondiaux et de les faire collaborer sur les meilleures recommandations dans le domaine de la santé publique. C’est un travail de fourmi !

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Current Issue - May 2013

Photo: © WHO
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