Enquêtes et restrictions budgétaires
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Christian David, rédacteur en chef
En ouvrant notre boîte à lettre électronique, nous avons été ravis de l’apprendre : une enquête sur la mobilité a été demandée au personnel de l’ONU. Nous sommes habitués à ce genre d’enquête, commandée auprès d’une entreprise extérieure à un tarif très important (en ces temps de restrictions budgétaires) car, sans doute, nous manquons de spécialistes à l’ONU, mais c’est pour l’objectivité ! Habituellement, les résultats de ces enquêtes sont remis dans un premier temps aux décideurs puis classés dans des dossiers poussiéreux et n’en ressortent jamais (nous avons des exemples), laissant l’impression que le travail a été fait alors que c’est là qu’il aurait dû commencer. Sauf que cette fois, ils seront remis aux Etats Membres qui décideront si la mobilité (ou les mobilités) génère une plus value pour l’Organisation, dans quelles conditions et à qui elle doit être appliquée. Toujours dans le cadre des restrictions budgétaires, combien ces mesures coûteront-elles réellement à l’organisation, en termes fi nanciers ; surtout, et c’est ce que demandent les Etats membres, seront-elles effi caces sur le long terme ? Alors, puisqu’il y a enquête, nous pourrions suggérer que la mobilité s’applique en premier lieu aux managers. Ils ont développé une expertise certaine, un carnet d’adresses, une expérience qu’ils pourraient partager voire mettre en valeur dans d’autres sièges de l’ONU et montrer l’exemple en délivrant leurs connaissances et leur savoir faire. Une nouvelle fois, n’oublions pas que, ce qui est communément appelé « les services généraux », constitue la colonne vertébrale de nos organisations. La rupture de la moelle épinière provoque la paralysie des membres. Si le cerveau est indispensable, la bonne coordination et l’exécution des tâches l’est encore davantage.







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